La chanteuse JoJo ne vous dit surement rien, je vais vous rafraichir la mémoire en vous faisant écouter le morceau (Leave, Get Out) qui a fait connaitre cette jeune chanteuse Américaine.Revenons au sujet, JoJo doit être en manque de popularité en ce moment donc elle a décidé de faire comme toutes les stars, balancer quelques photos d’elle sur son compte Twitter.JoJo, tu devrais mettre des photos plus trashy
c encore trop gentil là !
Source Da People
Environ 847 femmes se sont manifestées au cours des derniers WE, affirmant avoir eu des aventures avec le golfeur Tiger Woods…La dernière en date est la pornostar Holly Sampson !Holly Sampson Tiger Woods et se seraient vus à plusieurs reprises au cours des derniers mois, et leur rencontre aurait été organisée par un ami d’enfance du golfeur américain.
Source Da People
Adrianne Curry aime jouer au jeu World of Warcraft complètement nue.Elle a d’ailleurs posté la preuve sur son compte Twitter…Pour info : Adrianne Curry est une mannequin américaine, c’est la première gagnante de l’émission télévisée America’s Next Top Model.Adrianne Curry a posé entièrement nue pour le magazine Playboy de février 2006 et de janvier 2008.
Source Da People
Billet publié par Andy Yee · Traduit par Eirik Gismervik · Voir le billet en anglais
Note : le billet d'origine a été publié le 26 novembre, en rapport avec la visite du Président américain en Chine)
Est-ce que la seule, quoique fatiguée, puissance mondiale peut apprendre quelque chose de la Chine? Telle est la question que Time magazine a posé [anglais] quand le Président Barack Obama a effectué sa première visite officielle en Chine. L’article constate que nous vivons dans un temps où la Chine est «apparue comme une dynamo d’optimisme, d’expérimentation et de croissance», tandis que l’économie des Etats-Unis s’effondre. Un moment d’humilité pour les Etats-Unis.
L’article a identifié cinq leçons du succès chinois contemporain. Entre-temps, Xu Ben (徐贲) et Tan Mintao (谭敏涛), [chinois] respectivement un scientifique et un avocat, ont chacun commenté ces leçons dans leurs blogs.
leçon N°1 Soyez ambitieux
Le magazine Time souligne l'inefficacité des Etats-Unis dans l'élaboration et l'exécution des projets ambitieux. Citant un consultant en affaires :
Une des principales leçons qu'il est possible de tirer du cas chinois est l'importance de se fixer des objectifs, de planifier et de se focaliser sur l'avancée du pays en tant que nation. Ces gars ont pris les vieux plans quiquennaux et les ont tournés à l’envers. Au lieu de décider quelle usine aura quelles matières premières, quels produits fabriquer, quel prix mettre et puis comment les vendre, leur planification consiste maintenant en «Comment pouvons-nous mettre en place une industrie de puces électronique de classe mondiale ? Comment pouvons-nous devenir un acteur global dans la fabrication de voitures ?»
Xu Ben est de même avis:
在美国,所有公共开支和建设项目是不可能由中央(联邦)政府统一确定目标,制定计划的。一切拨款都必须通过国会或地方议会的批准,不是由某个领导或首长一拍板就能决定的。
Aux Etats-Unis, les dépenses pour les infrastructures publiques ne peuvent être coordonnées par le gouvernement fédéral. Elles doivent être adoptées par le Congrès et par les Assemblées locales, et ne peuvent être contrôlées par l'autorité locale.
Tan Mintao a fait ressortir quelques explications possibles de l’efficacité chinoise dans la réalisation des projets ambitieux:
中国强制拆迁的事件层出不穷,而且多是以行政权压制公民个人私权取胜,这种视公民权利于不顾的举动和做法,我想美国人恐怕想得到,但做不到,因为,你们有法律为公民撑腰。
leçon N°2 L’importance de l’éducation
La deuxième leçon est l’importance accordée par le gouvernement et les familles chinoises à l’éducation de base, cruciale pour la santé économique du pays. Citant William McCahill, ancien Premier conseiller à l’ambassade des Etats-Unis à Pékin:
En vérite, ils ont de bonnes bases, particulièrement en mathématique et en science. Nous devons faire pareil. Leurs enfants sont souvent plus avancés que les nôtres.
L’article cite également Nick Reilly, un haut responsable de General Motors à Shanghai:
Tout commence avec l’insistance de la famille sur l’importance de l’éducation. Cela exerce une pression sur le gouvernement de fournir un bon système.
Xu Ben a mentionné quelques difficultés pratiques auxquelles se heurtent les Etats-Unis pour améliorer leur système d’éducation :
教师与学区是有工作合同的,其权利充分受到法律保护,谁也不能命令他们无报酬地加班加点。因此,延长学期就必须增加教师的报酬,而这又必须通过正规的预算和拨款程序,得到全体选民的正式认可才行。
La relation entre l’école et l’enseignant est guidée par des contrats. Sous la protection de la loi, personne ne peut ordonner aux enseignants de faire des heures supplémentaires non payées. Ainsi, prolonger l’année scolaire implique une hausse des salaires, ce qui nécessite tout un processus budgétaire et l’approbation de l’électorat.
Entre-temps, Tan Mintao a attiré l’attention sur le caractère incomplet du tableau :
中国对教育的投资,我想更多的集中在大城市,名牌大学,农村中小学的投入永远很少,少到农村学生处在教育的最底层…关注中国发展的人多集中在大城市,但中国的大城市却不完全代表中国。
L'investissement de la Chine dans l’éducation est centré sur les grandes villes et les principales universités. L’enseignement primaire et secondaire dans les milieux ruraux ne reçoit jamais assez de moyens, ce qui les pousse vers le plus bas de la pyramide d’éducation… Ceux qui se préoccupent du développement chinois ont tendance à concentrer leur attention sur les grandes villes, ce qui ne donne pas une image complète de la Chine.
leçon N°3 Prendre soin des personnes âgées
Avec le vieillissement de la population, la tendance aux Etats-Unis sera à plus de soins à domicile et moins de maisons de retraite coûteuses. Ici, l’article affirme, les Etats-Unis peuvent apprendre de la Chine:
En Chine, le contrat social a été simple pendant des siècles: les parents élèvent les enfants; puis les enfants prennent en charge les parents au moment où ils atteignent la sénilité. Pour des millions de Chinois pauvres, cela est autant un fardeau qu’une responsabilité. Pourtant, il y a des avantages qui compensent l'épreuve financière : les grands-parents s'occupent des jeunes enfants pendant que les parents travaillent ; ils inculquent à la jeune génération les valeurs de la famille et de la nation ; ils apportent un sens de la continuité culturelle qui contribue à unir la société.
Xu Ben n’est pas accord :
一胎化政策都落实几十年了,哪里还有什么 ‘大家庭’? 报道还说,中国人认为,将老人送入疗养院是一种耻辱…如果真是如此,哪里还会有那么多“啃老族”和无助贫困老人?
La politique de l’enfant unique a été en vigueur pendant des décennies. Y a-t-il toujours des «grandes familles»? L’article dit que pour les Chinois, la pratique d’envoyer ses vieux parents en maison de retraite est honteuse… Si cela est la vérité, pourquoi peut-on toujours voir de nombreux personnes âgées impuissantes face à leurs «enfants parasites» qui dépendent des revenus de leurs parents?
Bien que Tan Mintao approuve cette tradition chinoise, il souligne que la faiblesse du système de soins aux personnes âgées en Chine est certainement un sujet d'inquiétude pour la plupart des Chinois:
当中国人认为把老人送入养老院是一种耻辱的时候,我想,更多折射的是我们的养老体系还很脆弱,经不起风吹雨打,真正需要建立的社会救助制度还没有建立,那谈何让年轻人放心把老人送入养老院呢?
Tandis que les Chinois considèrent le fait d’envoyer les personnes âgées en maison de retraite comme une honte, je pense que cela réflète plutôt la faiblesse du système. Tant qu'un système efficace de sécurité sociale restera à bâtir, la maison de retraite ne constituera tout simplement pas une option fiable pour les personnes âgées.
leçon N°4 Épargner plus
Suite à la crise financière, il y a un consensus que les Etats-Unis doivent épargner plus. Ici encore, la Chine, une société qui a pratiqué la prudence financière personnelle pendant des siècles, est un modèle pour les Etats-Unis.
Xu Ben souligne ce que les Américains négligent :
美国人似乎并不知道一般中国人为什么那么怕花钱。与其他消费相比,他们不能不面对更基本的生存需要:买房子、交学费、医疗费。美国人看来也不知道,也有不节俭的中国人,他们能花几十万,上百万买一条藏獒,并由奔驰、宝马、奥迪等几十辆名车组成的豪华车队接近家门。
Il paraît que les Américains ne comprennent pas pourquoi les Chinois craignent tant de dépenser de l’argent. Comparé aux autres consommations, ils ne peuvent que se soucier des besoins nécessaires : logement, éducation et santé. Les Américains ignorent aussi l’existence des Chinois qui mènent un style de vie ostentatoire, et qui dépensent des millions pour s’acheter des dogues du Tibet, une flotte de Mercedes, BMW ou Audi pour leurs propres voyages.
Ce constat réflète un point remarqué par Tan Mintao:
这些喜欢储蓄的群众多是对未来生活保障缺乏信心的广大群众。
Pour le grand public, épargner est dù au manque de confiance dans les moyens de subsistance de l’avenir.
leçon N°5 Regarder au-delà de l’horizon
L’énergie ressentie par les étrangers en Chine provient du sentiment qu’elle est destinée à quelque chose de plus grand, considère l’article. Cette confiance a été absente aux Etats-Unis suite à la profonde récession. Comme le dit un Américain qui a vécu en Chine:
La Chine s’efforce de devenir ce qu’elle n’est pas encore devenue. Elle est en pleine ascension, et cela consciemment, ouvertement et – comme sa feuille de route continue de se renforcer – fièrement.
Citant l’exemple de l’article du Times de l’enfant pauvre d’origine rurale qui devient ingénieur informaticien couronné de succès à Shenzhen, Xu Bin a dit:
希望千千万万其他贫困的中国农民家庭子弟也有同样的机会,到那时候,美国人向往的就真的不再是“美国梦”,而该是“中国梦”了。
J’espère que des millions d’enfants pauvres en milieu rural auront la même possibilité. Quand ce moment arrivera, les Américains n’admireront plus le «rêve américain», mais plutôt le «rêve chinois».
Billet publié par John Kennedy · Traduit par Abdoulaye Bah · Voir le billet en anglais
A la Conférence des Nations unies sur le changement climatique 2009, arrivée à sa sixième journée (au 12 décembre) à Copenhague, des fuites sur les différentes propositions ont été suivies par des propos rudes de délégués chinois aux représentants des Etats-Unis qui suggéraient à des états insulaires tels que Tuvalu de présenter une proposition pour l'adoption d'un Protocole de Copenhague qui inclurait des limitations plus strictes pour les plus grands pays en voie de développement.
Pendant ce temps, le Vice-premier ministre des affaires étrangères He Yafei avait des mots durs à l'égard de Todd Stern, l'émissaire spécial des Etats-Unis à la Conférence sur le changement climatique, concernant des informations selon lesquelles la Chine ne recevrait aucune part des fonds américains d'aide pour le climat [ces liens sont en anglais].
Comment la Chine va-t-elle maintenir son niveau actuel de croissance économique et en même temps réduire les émissions de dioxyde de carbone? L'équipe de GVO est sur les lieux à #COP15 pour couvrir l'actualité concernant la Chine, tout comme @adanylkiw, @maoz, @GreenLeapFwd, @greenlawchina, @chinayouthcop15, entre autres.
Bloguant en Chinois depuis Copenhague, il y a des représentants de Sohu, Greenpeace China, qui font aussi du microblogging sur l'évènement, QQ, Greenlaw, chinadialogue, The Green Leap Forward et des étudiants de Hu Shuli, une journaliste et éditorialiste renommée.

Su Wei, chef des négociateurs chinois
Maoz Li une volontaire de Greenpeace Chine a publié sa galerie de photos de la conférence sur Flickr sous Creative Commons license.
Le drame des futurs réfugiés climatiques, comme les habitants de Tuvalu, dont un effroyable rappel a été présenté hier lorsque les participants ont vu des nations insulaires abandonnées hors d'un énorme globe placé au sommet [ces liens sont en anglais], a été largement couvert par les blogs chinois. Le blogueur OxfamVIP, qui écrit sur Sohu, note que:
我在想,Tuvalu会被海水浸没已是不争事实。对他们岛国的寿命,升温是1.5度还是2度,差别可能只是几年的事。那为什麽他们还要来到这去参与会议和抗议呢? 这不但浪费金钱,又浪费时间。
在场内,Tuvalu带领全场齐喊口号,每一个人都表现得非常投入和激动。Tuvalu让我们看见危机; Tuvalu让我们居安思危; Tuvalu让我们看见勇气; Tuvalu让我们团结。今天Tuvalu不是一个孤独的小岛,而是一个世界。
Dans la conférence, Tuvalu conduit toute la salle à scander des slogans et tout le monde en est extrêmement enthousiaste et passionné. Tuvalu nous rend la crise visible ; Tuvalu montre qu'il est déjà temps d'agir ; Tuvalu nous montre le courage ; Tuvalu nous montre la solidarité ; Tuvalu n'est pas seulement une nation insulaire isolée, c'est aussi le monde.
A ce propos, le blogueur NetEase de Raytime écrit:
哥本哈根现在就是个舞台,一场灾难来临之前的丑陋表演。
当太平洋岛国斐济的代表在哽咽中完成演讲,她所看到的是中国和美国依然冷漠的面孔。
我不同意中国的立场,虽然我的意见仅仅是一场大雨中的一个水分子,但中国和世界将要付出的代价与我的渺小成反比。
Quand la représentante de l'île Fidji dans le Pacifique s'est mise à pleurer au milieu de son discours, ce qu'elle a vu en face d'elle c'était les visages indifférents de la Chine et de l'Amérique.
Je ne suis pas d'accord avec la position chinoise ; bien que mon opinion soit moins qu'une goutte d'eau lors d'une tempête, le prix que la Chine et le monde doivent payer sont inversement proportionnels à ma minuscule contribution.
中国承诺在2020年将单位GDP能耗降低40%,听起来似乎冠冕堂皇、豪言壮语,但实际上呢,因为中国的GDP在持续高 增长,碳排放一点也不会减少,到 2040年,中国的碳排放将达到峰值。即使单位GDP碳排放下降,但碳排放的总值却成倍增长,全球变暖的趋势更加严峻。到2040年的时候,太平洋岛国将 沉没,北极熊与企鹅将灭绝,而中国也得不到什么好处,一旦上海被海水淹没,中国几十年的发展成果将被抵销;西部高原的的积雪溶化后先是洪水泛滥,然后是江 河枯竭。
中国在哥本哈根的理由异常邪恶,可以说中国从来没有像现在这么邪恶。为了自己国家的发展,不惜以其他国家的灭绝为代价。这就好比自己家房子要扩建, 就不惜推倒邻居家的房子。中国说发达国家在发展的时候曾经高排放,所以现在我要发展,就不能避免高排放。这就好比说既然你曾经杀人放火,我就得杀人放火。 发达国家在工业化革命的时候,世界人口远远没有现在这么多,大家也跟本意识不到树几个烟囱就能让地球变暖,就能带来灾害。现在中国明明知道碳排放的危害, 却仍然放任在2040年之前让自己国家的碳排放成倍增长。看看我们挂军队牌号的车辆,全是高排放的豪华越野车。昨天我在高速公路上楞是看到一辆挂鲁O牌号 的奥迪 Q7,这位公务员的屁股就这么尊贵吗,坐着一百四五十万的豪车招摇过市,在下雨的晚上车速超过一百六。中国厅局级以上干部的坐驾赶得上世界绝大多数国家的 总统坐驾了,而中国仍然在哥本哈根恬不知耻的坚持高排放,并称毫无谈判余地。哥本哈根面临的问题根本就不是发展问题,而是60多亿人还能不能继续在这个地 球上存活的问题,中国的发展问题会比这个前提更优先吗,让中国公务员的屁股从奥迪Q7的座椅上挪一挪就那么难吗?
En 2040, les nations insulaires du Pacifique auront été submergées, les ours polaires et les pingouins auront disparu, et la Chine n'en tirera absolument pas avantage : une fois que la ville de Shanghai aura été engloutie sous les eaux, plusieurs décennies de développement chinois disparaitront avec. La fonte de la neige des plateaux occidentaux provoquera des inondations massives, ensuite les rivières s'assècheront.
Les raisons qui motivent la Chine à participer à la Conférence de Copenhague sont exceptionnellement cyniques. On peut affirmer que la Chine n'avait jamais été aussi cynique. Au risque de mettre en péril sa propre croissance, elle ne va pas hésiter à laisser d'autres pays périr. C'est comme si on disait qu'on veut augmenter la taille de sa maison, mais que pour cela il faut détruire la maison du voisin. La Chine dit aux pays développés, pendant votre développement, vous étiez de gros pollueurs, c'est pour cela que maintenant que je veux me développer, je ne peux pas éviter ces grosses émissions. Ce qui équivaut à dire que comme je vous ai vus tuer du monde et allumer des incendies volontaires, je peux moi aussi tuer du monde et allumer des incendies volontaires.
Au cours de la révolution industrielle, les populations des pays développés et du monde entier étaient beaucoup moins nombreuses que ce qu'elles sont aujourd'hui. Les gens ne savaient pas qu'installer quelques cheminées allait réchauffer la planète ou que cela provoquerait la destruction. Maintenant, la Chine connaît clairement les dangers des émissions de dioxyde de carbone, pourtant elle laisserait ses émissions de carbone augmenter jusqu'en 2040. Regardez seulement les voitures que nos militaires utilisent, ce sont toutes des luxueuses 4×4 à fortes émissions. Hier seulement, j'étais sur l'autoroute quand j'ai vu derrière moi une Audi Q7 avec les plaques d'immatriculation de la police de la province de Shandong. Est-ce que le cul de ce fonctionnaire public est si précieux pour ne sillonner la ville qu'en véhicule de luxe d'une valeur excédant RMB1.4 million (205 006 dollars) à plus de 160 Km/h par une nuit pluvieuse ?
Les voitures dans lesquelles se déplacent les cadres supérieurs chinois ne sont guère inférieures à celles de la plupart des chefs d'Etat du monde , et pourtant la Chine va à Copenhague pour défendre sans vergogne les niveaux élevés d'émissions, sans omettre le refus de reculer d'un pouce dans les négociations? Les questions débattues à Copenhague ne sont pas des moindres concernant le développement, mais la question est de savoir si six milliards de personnes peuvent continuer à vivre sur cette planète. Est-ce que le développement de la Chine vaut plus que ça? Est-ce que c'est vraiment plus difficile de seulement faire descendre les culs de ces fonctionnaires chinois des sièges de leurs Audi Q7?
政治家的丑陋在于他们从来就不代表人民的利益,而只关心自己是否能多一天执政。中国这几年所遭受的天灾超过过去几十年的总和。即使发生电影2012那样的结局,最先登上方舟的也只能是在哥本哈根表演的那群丑陋政客。
Something rotten in Denmark? (Quelque chose de pourri au Danemark?) Le blogueur Sina JK_Tidus exprime une sorte de scepticisme sur les négociations climatiques assez répandu dans les blogs chinois cette semaine :
最近 气候变化大会在哥本哈根招开
这便是环保问题上最近最热的话题
对于环保减排
这本该是全球共同的课题!!
可是我们看到的是什么?
每个国家都在为了自己的利益抨击其他国家
自己却始终不给出承诺
给出承诺的又有几个能兑现?
前一次的减排目标到底有几个国家是完美地完成的?
去QQ上转了一圈
发现好多人竟然在对中国自己减排问题和欧洲减排问题对骂
这有意义么?
这个问题绝不应该放在爱国还是崇洋媚外的角度去互喷
而应该从立足全局
共同承担责任的角度来看待这次会议
会议难道不是为了地球的未来而召开的么?
每个国家都应该付诸行动
而不是这样为了经济利益
政治目的而互相抨击!
如果这次会议不能得到圆满的结果
地球的未来就真的令人担忧了!
Billet publié par Saffah Faroog · Traduit par Suzanne Lehn · Voir le billet en anglais
Une foule estimée à 100.000 personnes est descendue dans les rues de Copenhague samedi et a marché de Christiansborg Slotsplads jusqu'au Centre Bella – soit six kilomètres – pour réclamer la justice climatique. Délivrant l'un des messages les plus énergiques jamais adressé aux dirigeants mondiaux d'être sérieux et de conclure un ‘accord réel’ dans les négotiations en cours à la Conférence des Nations Unies sur le Changement Climatique (COP15), des gens de tous les pays ont défilé dans le froid hivernal de Copenhague.
La journée avait commencé de bonne heure pour les militants, qui se sont rassemblés au DGI-Byen – le lieu où se déroule le sommet climatique alternatif Klimaforum09 – dans la matinée [en anglais] et se sont dirigés vers la place du Parlement, vêtus pour la plupart de bleu, pour l'événement symbolique Marée humaine pour une Justice Climatique, organisé par les Amis de la Terre International. Place du Parlement, ils ont été rejoints par des milliers de gens, qui ont démarré dans l'après-midi une marche vers le Centre Bella, siège de COP15.


Même si d'agréables rayons de soleil ont gratifié les manifestants d'un peu de chaleur au cours de l'après-midi, au crépuscule la température a chuté. Tandis que la manifestation se terminait devant le Centre Bella, on voyait les gens agglutinés autour de feux de camp allumés dans la rue. Les discours charismatiques de conclusion ont été délivrés par des personnalités de premier plan, dont l'ancienne commissaire aux droits de l'homme de l'ONU Mary Robinson, et la militante indienne du changement climatique, Deepa Gupta, 21 ans, co-fondatrice du Indian Youth Climate Network (IYCN) [en anglais] (Réseau Climatique de la Jeunesse Indienne).
“Cette journée mondiale d'action rappelle aux pouvoirs publics que le changement climatique est nuisible pour les gens. Ceci est une question de droits humains – le changement climatique sape les moyens d'existence des gens et leur accès à la santé et l'éducation. Il affecte les efforts des pays pauvres pour atteindre les Objectifs de développement du Millénaire. Copenhague doit aboutir à de profondes réductions d'émissions, et à au moins 200 milliards de dollars annuels d'argent frais pour aider les pays les plus pauvres à affronter le changement climatique,” a déclaré Mme Robinson.


Saffah Faroog est à Copenhague, et assiste, pour Global Voices,au Klimaforum09, surnommé ‘le Sommet climatique des Peuples' [en anglais]. Il se déroule parallèlement au COP15 et a attiré quantité d'organisations de la société civile, des militants de la justice écologique et des populations autochtones. “Le Centre Bella est le plus grand exemple de capitalisme du désastre. L'accord dont nous avons réellement besoin n'est même pas sur la table,” a déclaré Naomi Klein lors de cérémonie d'ouverture du Klimaforum09.
D'autres invités de haut rang appelés à s'exprimer à Klimaforum09 sont Bill McKibben, le fondateur de 350.org, et Mohamed Nasheed, le Président des Maldives.

La dette écologique et la justice climatique sont les thèmes récurrents à Klimaforum09 tout comme dans la manifestation de samedi.
L'un des groupes les plus colorés à participer à la manifestation a été Les Agents de la Dette Climatique [en anglais] vêtus de costumes écarlates . Ils ont appelé les pays riches à rembourser leur dette climatique aux pays pauvres, comme le demande une initiative de MS ActionAid Denmark [en danois]. Il y a quelques mois, 31 blogueurs de Global Voices ont été tuteurs d'étudiants participant au programme Global Change de MS ActionAid. L'auteur de ce billet a été agréablement surprise de retrouver son “élève” parmi les costumes rouges appelant au règlement de la dette climatique.

Aux quatre coins de la planète, des citoyens du monde ont réclamé qu'un accord réel et juste sorte des discussions de la COP15, alors qu'ils organisaient des veillées et des marches pour marquer le week-end ‘Le monde a besoin d'un véritable accord’ à l'initiative de l'alliance TckTckTck.
Copenhague est submergée d'activistes, de journalistes, de photographes et de blogueurs couvrant les plus importantes négociations sur le changement climatique de ces dernières années. Au Fresh Air Center au centre de la ville, un environnement de travail créé par un collectif pour blogueurs de TckTckTck, Saffah a rencontré un autre auteur de Global Voices, Mac-Jordan Holdbrookes-Degadjor. Les auteurs de Global Voices présents à Copenhague pendant ces journées passionnantes vont s'efforcer de constituer une petite équipe pour couvrir les discussions animées se déroulant sur la blogosphère à propos de COP15.
Le blogueur Alex Engwete du Congo exprime un profond scepticisme de voir émerger un quelconque accord de COP15 [en anglais] :
A Copenhague, la délégation américaine ne semble pas saisir l'imminence de la catastrophe et se comporte comme une poignée de chamailleurs et d'obstructionnistes. Et chez eux à Washington, avec au Sénat les climato-sceptiques virulents et puissants de l'acabit du Sénateur républicain de l'Oklahoma James Inhofe (auteur du libelle confus de 2006 “Le Guide du Sceptique pour discréditer le réchauffement climatique” [en anglais]) qui crie sur les toits que le réchauffement climatique est un “canular,” je ne vois pas comment l'administration Obama pourrait faire une avancée quelconque vraiment significative à Copenhague.
Angel, aux Maldives, qui blogue sur FAMUSHU, exhorte les gens à penser et agir plus loin que COP15 [en anglais]:
Le sommet COP15 a commencé à Copenhague au Danemark, et partout autour du monde c'est la même voix “sauvez notre planète – scellez l'accord” qui résonne. Ma patrie les Maldives est l'un de ces pays fragiles et sans défense qui sont en première ligne des effets du réchauffement climatique, en ce moment même nous ne pouvons qu'espérer que le sommet COP15 ait un résultat, car la responsabilité repose sur les épaules des pays mêmes qui émettent de grandes quantités de CO2. Cependant, c'est chacun de nous qui devrait prendre la responsabilité de soigner et entretenir notre terre-mère – éteindre les lumières, les chargeurs etc quand on ne s'en sert pas, planter plus d'arbres et marcher, aller à bicyclette ou utiliser les transports en commun : opter pour une ‘vie plus verte’, chacun.
A Copenhague, nombre d'artistes et d'associations présentent des expositions dans des endroits-clés de la ville pour insister sur l'importance d'atteindre un arrangement juste et contraignant à partir de COP15. Toutefois ce sont les négociateurs et les politiques qui prennent les vraies décisions au Centre Bella, et il reste à voir s'ils écouteront les voix des citoyens du monde réclamant un pacte équitable pour assurer l'avenir de la planète Terre.
Toutes les photos sont de Saffah Faroog
Les photos en noir & blanc de ce shooting entre Dita Von Teese et Alley Baggett sont magnifiques.(Alley Baggett est un modèle de glamour philippino-américaine)
Source Da People
Billet publié par Andy Yee · Traduit par Audrey Lambert · Voir le billet en anglais
Ce mois-ci, la presse et les forums en ligne chinois sont saturés d’articles concernant le prix Nobel de physique décerné à [en anglais] Charles Kao. Encore une fois, c’est un scientifique chinois expatrié qui a remporté ce prix prestigieux. Le sentiment éphémère de fierté partagée laisse rapidement place à une interrogation plus profonde : quand la Chine produira-t-elle son premier prix Nobel autochtone ?

Un commentaire publié sur Xinhua [en chinois] décrit cette psychologie :
每年诺奖颁布时国人总是心神难宁,一旦获奖者有华人身份,更是亢奋莫明。然而热乎不了几天,就会渐渐的冷却,乃至波澜不兴。待到来年,又如是这般,循环往复。
詹晟 [en chinois] a posé une question sur un blog de ifeng :
有人说歧视华人——诺贝尔奖的不是中国,奖的是国籍。所以华人获得诺贝尔的必要条件是“加入美国国籍”。但为何“一换国籍就获奖”?
Ceci fait écho à un article sur le blog de 青青草香 [en chinois] :
美籍华人,美藉的“美”字是无关紧要的,关键在华人的“华”字。在媒体热情的引导下,大家觉得高锟得奖几乎就等于中国人等奖了。于是大批脆弱的心灵得以自我安慰
高锟已是第八位获得诺贝尔奖的华裔了,我们在引以自豪的同时是不是也该思考这样一个尴尬的问题:为什么同是华人,在别的国家就可以培养成为诺贝尔奖获得者,在中国就不能呢?
Un commentaire [en chinois] de丁果 sur le Southern Metropolitan Weekend donne un aperçu de quelques problèmes structuraux que rencontre le monde universitaire chinois :
中国仍然缺乏宽松自由的学术环境,这样就难以出现 的创意人才;中国缺乏进行高端研究的基础设施,或者说实验室,这使优秀的科学家,尤其是从事理论研究的华裔科学家,难以下决心回来报效祖国;中国缺乏培养 创新头脑的人文环境,缺乏适合全球最优秀科学人才长期居住的社区条件,这就决定了不少优秀人才难以带领全家回来,怕耽搁了下一代的成长。
詹晟 and 青青草香 a également évoqué d’autres réalités troublantes.
詹晟 a déclaré :
看看大陆学术腐败盛行,有所谓“博导”年出书量,少则数本多则数十本。地方政府“拍脑袋”做决策,请洋智库出点子,只为“附庸风雅”。
若没有形成严谨的学术环境、科学的奖惩机制,胸前别着“人民教师”的光荣牌,照样也会耐不住寂寞纷纷投奔商海
大可不忿地将种种学术怪现状,归为转型期中国的尴尬现实,或者商品经济大潮的强力冲击,但是否与文化和心态有关?
青青草香 remarque :
中国是个喜欢数字、重视数字而且精于使用数字的国家。国内高校多以学术论文发表数量来评价一名教师的水平和贡献,也以发表 一定数量的论文作为研究生、博士生进入毕业答辩的标准。在这种考核体系下,教师们为职称为课题为成果为奖金、学生们为答辩为毕业为今后的工作都必须大写论 文。结果拼凑剽窃成风,拿来主义盛行。中国在荣登学术论文数量世界第一宝座的同时,可能还应该戴上学术泡沫和论文垃圾产量世界第一这顶桂冠
在现有的教育模式和科研体制下,中国可能很难培养出真正有自由思想、有独立精神、有创新能力的科学家,因此一时半会儿要想捧回个诺贝尔奖恐非易事。
Sur le blog anglais collectif the Fool's Mountain figure également une discussion houleuse sur « Ce qui s'interpose entre les écrivains chinois et le prix Nobel » [en anglais].
[Photo extraite de nobelprize.org]
Billet publié par John Liebhardt · Traduit par Abdoulaye Bah · Voir le billet en anglais
Une vieille histoire court sur un pêcheur et son téléphone portable. Quelques fois, ce pêcheur cabote au large du Sénégal, d’autres fois, en Inde. Mais l’histoire – et sa leçon aussi – reste presque la même. Voici l'histoire. Avant que le pêcheur n'arrive au port avec sa pirogue pleine de poissons, il utilise son portable pour contacter différents vendeurs au détail de poissons. Le vendeur offrant le meilleur prix, très probablement, devrait conclure l’affaire avec le pêcheur.
Une pub pour l'opérateur Banglalink, à Dhaka, Bangladesh, par Wonderlane sur Flickr (Creative Commons)
Cette leçon a fait le tour du monde comme exemple type de l’importance d’Internet et des technologies de la communication – spécialement des téléphones portables, efficaces et relativement bon marché – dans l’amélioration des conditions de vie standard dans le monde en développement. Cette technologie simple permet même à ceux qui sont considérés au bas de la pyramide sociale d’améliorer leurs perspectives économiques, en améliorant la qualité de vie de toute leur famille. Si le téléphonie mobile peut aider le pêcheur à diversifier ses relations et à accroitre ses prix de vente, pensez à ce qu’elle pourrait apporter aux travailleurs pauvres du monde entier !
Cette année le nombre d’utilisateurs de téléphones mobiles à travers le monde atteint 4,6 milliards de personnes.La plus grande partie de cette croissance est due aux pays en développement. Et, avec l’expansion de la téléphonie mobile dans certains pays, il en va de même du développement économique (tout au moins, c’est ce que les opérateurs de téléphonie avancent).
Bien que ces chiffres soient élevés et que le fossé numérique pourrait bien être en train de se résorber, un problème demeure : l’histoire du pêcheur est un peu dépassée. Comme dans d'autres cas, la technologie est allée de l’avant. Pour que les TIC continuent à contribuer de façon positive au développement humain, elles doivent elles aussi se maintenir à niveau.
Dans les deux premiers articles de cette série, j’aimerais explorer comment les TIC pour le développement [ICTs for development ou ICT4D], pourraient changer dans un futur prochain. Ensuite, j'aimerais identifier quelques projets d'avant-garde, en cours de réalisation dans le monde. Comme d’habitude, si vous avez quelques idées à partager, merci de nous le faire savoir.
Richard Heeks soutient que pour cette nouvelle phase, les TIC doivent adopter changer le regard qu'elles ont sur les pauvres. Les habitants des pays en développement ne devraient plus être considérés comme des consommateurs passifs. Au contraire, ils devraient être considérés comme des producteurs et des innovateurs actifs.
Sur son blog ICTs for Development, Richard Heeks présente ses nouveaux travaux universitaires, qui résument où selon lui les technologies pour le développement devraient se diriger :
a) Nouveaux équipements prioritaires : besoin d'innovations pour des terminaux bon marché et à large spectre, les télécommunications et l'énergie. Nécessité de porter la réussite de la dernière décennie – le téléphone portable – encore plus loin. L'article traite aussi des implications du haut débit, de l'informatique dans le nuage et de l’individualisation des équipements matériels.
b) Nouvelles applications prioritaires : augmentation de la création de contenus en ligne participatifs, et utilisation des TIC pour générer de nouveaux revenus et emplois pour les pauvres dans le monde. L'article traite aussi des implications des FOSS (logiciels libres), et de la diversification des applications pour résoudre les problèmes de la pauvreté urbaine, de la sécurité, de la croissance économique et des changements climatiques.
c) Les nouveaux modèles d’innovation: l’augmentation des besoins pour – et le potentiel de – d'innovations qui aillent au-delà des modèles verticaux, comme les projets de laboratoires. Ce qui inclut aussi des modèles de collaboration (axés sur les pauvres) qui fonctionnent dans les communautés défavorisées. Cela implique qu'une attention plus grande soit portée aux innovations simples (par les pauvres) générées au sein de ces communautés. L'article traite aussi des nouveaux intermédiaires qui émergent du secteur privé et des ONG.
d) Nouveaux modèles de mise en œuvre : à cause des limites des projets ICT4D 1.0 (de première génération), plus d’attention sera consacrée à la durabilité, à la variabilité dimensionnelle et à l’évaluation des projets de TIC pour le développement. Ceci exigera plus de travail que les approches toutes faites, prêtes à l’usage, et de meilleurs techniques pour réduire les délais entre conception et mise en œuvre. L'article traite aussi des nouveaux mécanismes de financement et des nouvelles formes d’organisation, de plus en plus répandus.
e) Nouvelles visions mondiales : des politiques, des stratégies et des projets efficaces des technologies pour le développement exigeront des leaders «tribrids» (par opposition à hybrides). Ils doivent connaître suffisamment trois domaines, informatique, systèmes d’information et études de développement pour en tirer les enseignements fondamentaux, pour échanger avec ou diriger des professionnels de ces domaines. Les programmes de formation et la constitution de groupes de travail doivent refléter cette nécessité.
Yochai Benkler est professeur de droit des entreprises à l’université d'Harvard et codirecteur du Berkman Center for Internet and society, qui a hébergé du 23 au 24 septembre le forum Communication and Development: The Freedom Connection [Communication et développement : La connexion de la liberté]
Dans une étude rédigée pour le forum, le Professeur Benkler soutient que les prochaines générations des TIC doivent continuer à être flexibles et dynamiques, tout en devenant plus puissantes. Peut-être que les concepteurs s'appuiront sur les applications partagées en réseaux, les logiciels de réseaux sociaux et les outils en ligne d'organisation.
Mais les téléphones mobiles à eux seuls ne pourront pas résoudre le problème.
Les raisons qui ont fait des téléphones portables des embryons de plateformes technologiques si populaires dans les pays les plus pauvres, étaient qu’ils étaient beaucoup moins chers [que les ordinateurs] et qu' ils étaient basés sur des réseaux qui contiennent tout le savoir dans le réseau, permettant l’accès à un équipement très bon marché. Or, c’est exactement la “stupidité”, ou la simplicité du réseau autour de «l’intelligence », ou la complexité informatique des appareils du début, qui était tellement essentielle pour le développement de l'économie et la société en réseau telles qu'elles sont aujourd'hui. Les efforts pour rendre disponibles des appareils économiques dans les pays les plus pauvres, qui ne prennent pas en considération le fait que des prix abordables sont atteints au détriment d’un réseau ouvert, neutre, aboutira à un type très différent de plateforme de TIC que celui que nous pensons comme tellement créatif et productif, dans les économies plus riches…
Voici sa recette pour la génération future des TIC pour le développement.
Les équipements doivent avoir des prix suffisamment bas pour être largement répandus comme appareils de base, appartenir à des personnes reliées par un réseau non correlé à des relations pré-existantes de pouvoir. Les appareils doivent être accompagnés de kits de formation à leur usage et au réseau ouvert, de manière à ce que les difficultés d’utilisation ne continuent pas à détourner les personnes vers des appareils plus simples qui offrent des applications plus prévisibles, plus familières et plus « sûres ». Dans un futur proche, cela pourrait signifier que les programmes soient destinés aux femmes, de la même manière que le furent les programmes de micro-crédits, ou aux jeunes et aux enfants. A plus long terme, cela voudra dire une plus grande attention sur les ordinateurs mobiles et non plus sur des téléphones portables améliorés. Ou bien, en alternative, cela voudra dire que nous aurons besoin de concentrer nos efforts sur des interventions au niveau des réglementations que ceux qu’exigent les téléphones portables, pour que les téléphones mobiles et les réseaux de téléphonie mobile plus ouverts et plus flexibles, bien que ceci soit une charrue plus difficile à manier. Dans tous les cas, cela signifiera des équipements complétés de formation.
Je me demande si quelqu’un imagine un monde où les TIC du monde industrialisé seraient les mêmes que ceux des millions d’utilisateurs dans les pays en développement. En dépit des avancées des TIC au cours des six dernières années, il semble que nous n’ayons pas encore atteint le point où les deux mondes convergent sur les questions technologiques
Li Rivercruise-2, par Akiwitz sur Flickr (Creative Commons)
Voici une recherche intéressante de Mme Mira Slavova sur le blog Mobile Market Design for Development. Elle examine un récent article “The Cloud, the Crowd, and Public Policy” [Le nuage, la foule et la politique publique] par M. Michael Nelson, dans lequel il « analyse l’évolution des TIC à partir de la phase 1 ( des appareils individuels ) à la phase 2 : la toile couvrant le monde entier. A la Phase 3 : les nuages [NdT : L'informatique du nuage].”
Alors, qu'en est-il pour le monde en développement ?
Je ne m’attends certainement pas à ce que l’évolution de l’innovation technologique dans les pays en développement suive nécessairement le même chemin que dans le monde industrialisé. Mais je trouve intéressant de prendre en considération les potentialités pour le développement social, économique et technologique…
En le considérant sous cette perspective, je trouve qu’il est correct de dire que les technologies mobiles dans les pays en développement sont probablement à la phase 1 de ces développements. D’autres événements, comme l’utilisation (bien que limitée) du GPRS et du 3G dans les pays en développement et la disponibilité (limitée aussi) de l’accès à l’Internet mobile pourraient porter à croire que les TIC pour le développement aient atteint la phase 2.
L’histoire parallèle de l’évolution technologique utilisée dans les pays en développement s’accélère clairement à une plus grande vitesse que l’évolution et l’adoption des technologies numériques dans les pays industrialisés avancés. Les TIC pour le développement ne sont pas non plus en train de se développer de façon isolée des solutions pour les modèles technologiques et les modèles économiques adoptés pour les pays industrialisés avancés, et vice-versa.
Qu’arrive-t-il si nous séparons les TIC pour le développement des discussions sur les TIC en général ? M. Chris Coward sur son blog Second recess, fait la bonne observation que toutes les technologies conçues pour le monde en développement n'ont pas un impact avec un D majuscule sur le développement .
Un des problèmes avec les “TIC pour le développement” est qu’elles ont une signification différente selon les personnes – la plupart des définitions tournent autour de l’application des TIC (en premier lieu numérique) à des interventions qui ont un but de développement explicite comme la santé, l’éducation, la transparence dans les actions gouvernementales ou d’autres domaines, de même nature que celles que l’on trouve dans les OMD (Objectifs du millénaire pour le développement, ntd). Ainsi, il y a une tendance à ignorer les aspects qui ne correspondent pas aux objectifs de développement conventionnels (qualité de vie, jeux, mouvements sociaux, etc.), ou ce qui pourrait être simplement décrit comme n’importe quel usage des TIC dans un contexte du monde en développement…
Pour embrasser une vision plus large, de nombreuses personnes ont adopté le terme “ICTD,” pour “TIC et développent”, pour mettre l’accent sur le fait qu’il s’agit de l’usage des TIC dans les pays en développement, indépendamment de leur caractère de « développement » . Malgré les bonnes intentions qui se trouvent derrière ça, je crains que cette nuance ne se perde pour beaucoup de personnes. Je pense donc que cette précaution ne serve pas notre communauté sur le long terme. Et je déteste les acronymes.
Il y a aussi d’autres problèmes, comme la définition du “développement” et y-a-t-il un sens à continuer à catégoriser les pays en développement ou développés (je pense que non) – mais ce sont-là des sujets pour d’autres discussions.
Pour déterminer ce que les TIC pour le développement sont censées faire exactement, essayons de les voir à travers les yeux d’un spécialiste en informatique. Beki70 est l’auteur de Beki’s Blog (le blog de Beki), et a un bon argument pour essayer de démêler les TIC pour le développement et les TIC conçues pour un marché comme celui des États-Unis.
L’objectif des TIC pour le développement est de résoudre des problèmes difficiles de recherche qui, en même temps, font une différence dans la vie des personnes sous-équipées en TIC. Nous ne mesurons pas le CS par les bienfaits créés pour la classe moyenne américaine, nous les mesurons par la complexité des solutions apportées.
Un grand débat a lieu, dit-elle, dans les sciences de l'informatique sur leurs relations avec les technologies pour le développement.
Quelques participants, c'est à dire ceux qui proviennent des sciences de l'informatique, se battent pour répondre à la question « Où se trouve l’informatique dans les TIC pour le développement ? » Et d’autres de donner une longue liste d’opportunités (pour démontrer de manière empirique le potentiel dans des domaines d’extension de l’application de l’informatique, tels que une faible connectivité, l’accès aux contenus dans des régions en développement à travers la construction d'architecture de réseaux et des systèmes de mémoires caches, des applications mobiles et d'encombrement SE, la gestion de l'énergie, l'informatique appliquée à la détection de problèmes de santé)….
Les TIC pour le développement me poussent, au moins, à réfléchir à l’impact économique (qui favorise ceux qui créent des start-ups ayant beaucoup de succès, comme ils sont vraisemblablement les seuls qui peuvent tracer une ligne séparant ce qu'ils ont fait et combien de personnes l'ont acheté ou bien utilisé) comme unité de mesure pour les sciences informatiques. De plus, étant donné les difficultés à trouver des unités de mesures appropriées, je ne peux m'empêcher de me demander si l'on ne demande pas aux TIC pour le dévéloppement de placer la charrue avant les bœufs. Ou bien, si nous sommes en train d'apprendre la manière de mesurer les gains en productivité pour l'utilisation des ordinateurs dans les grandes entreprises américaines (qui disposent d'ordinateurs depuis des décennies) n'est-il pas peut-être irréaliste d'appliquer cette façon bien assimilée de mesurer dans des lieux où avoir un ordinateur est déjà un premier défi important ?
Pour essayer de rendre concrète cette discussion, voyons le rôle que jouent les TIC dans au moins un pays. (Dans mon prochain billet, je prendrai en considération les projets de la prochaine génération des TIC destinés au monde en développement.) Au Sri Lanka, la blogueuse et cyber-activiste Sameera Wijerathna cherche à savoir ce qui se passe lorsque le gouvernement et les opérateurs de téléphonie mobile se trompent sur le rôle du téléphone portable. Au lieu de le considérer comme un outil de développement, ils le commercialisent comme une simple commodité.
Des extraits du blog Information and Communication Technology for Development (Technologie de l'information et de la communication pour le développement).
Une récente publicité à la télévision au Sri Lanka montre une fille qui reçoit un SMS sur son portable. Elle dit :
“Mon petit copain m'envoie des messages aussi, même après avoir passé des heures au téléphone avec lui”
Le message du boy-friend était: “Tu es belle”
Elle a répondu: “Tu es intelligent”
La plupart des opérateurs de téléphonie mobile au Sri Lanka essaient de commercialiser les portables uniquement comme moyens de se divertir et de garder le contact [Keep In Touch (KIT), gardez le contact]. Ils s'adressent surtout aux jeunes dans leurs campagnes publicitaires.
Ce qui a conduit à beaucoup de confusions et mésaventures, tant pour les abonnés que pour les opérateurs de téléphonie mobile. Un sentiment négatif s'est développé dans la population et la plupart des personnes, principalement dans la population au bas de l'échelle sociale, ne croient pas que les téléphones portables aient un impact positif sur leur vie quotidienne ou celle de leurs familles…
Le mauvais positionnement de la téléphonie mobile au Sri Lanka a conduit à des décisions politiques encore pires, comme celle de l'interdiction par le gouvernement des téléphones mobiles dans les écoles
Ainsi est-il urgent que l'on comprenne le potentiel de la téléphonie mobile pour le développement et qu'on la replace à sa vraie place. Il est aussi temps de proposer de plus en plus de services à valeur ajoutée, qui aillent au-delà du simple divertissement.
Billet publié par John Liebhardt · Traduit par Eirik Gismervik · Voir le billet en anglais
Au premier abord, la relation entre le savoir indigène et Internet paraît risquée. Le savoir indigène constitue un ensemble distinct de croyances, de pratiques et de représentations étroitement limité à l’espace géographique ; l’internet se targue d’effacer les limites et les frontières.
D’une part, les traditions inclues dans le savoir indigène sont culturellement uniques et se servent de la connaissance locale pour résoudre des problèmes locaux. Ainsi, ce savoir constitue un atout important dans des domaines tels l’écologie, l’éducation, l’agriculture et la sécurité sanitaire. D’autre part, l’Internet est vanté pour la diffusion de l’information pour aider les gens mais il est aussi un bazar, qui a des affinités avec les grandes sociétés et les économies d’échelle : Amazon.com, Google, Microsoft, PayPal. Le savoir indigène est doté de certains éléments spirituels et cérémoniels ; l’Internet est largement agnostique et gagne beaucoup d’argent en colportant de la pornographie.
Malgré toutes leurs différences perçues, le savoir indigène et les systèmes de connaissance globale se sont beaucoup rapprochés dans la dernière décennie. Les praticiens des connaissances autochtones ont commencé à tirer parti des différents médias pour échanger des idées et faire connaître l’érudition traditionnelle au monde extérieur
Un scientifique en Éthiopie avance l’argument que Internet et les technologies de l’information et de la communication, appelées les TIC, peuvent servir comme des méthodes peu coûteuses afin de capturer, stocker et diffuser des diverses formes de savoirs autochtones pour les générations à venir [en anglais, comme tous les liens].
Les TIC favorisent également l’accès aux systèmes de connaissance autochtone, particulièrement dans les écoles, où cet apprentissage peut être intégré en classe.
Pénétrer les systèmes éducatifs
Comme établi ci-dessus, les TIC constituent un exemple parfait pour l’intégration du savoir indigène au sein des systèmes formels et informels d’éducation. Des technologies qui peuvent faciliter la diffusion des idées sur les cultures locales auprès des étudiants et offrir aux écoles la possibilité d’enseigner une partie du programme scolaire dans une langue locale.
Avant de donner des exemples spécifiques, suivons le débat de deux blogueurs sur l’importance de rendre les étudiants plus conscients des différents systèmes de savoir. Pour commencer, est-ce que l’accès croissant au savoir traditionnel le rend plus crédible aux yeux des étudiants?
Peut-être. George Sefa Dei sur le blog The Freire Project argumente que les scientifiques et les praticiens doivent trouver un équilibre entre tradition et modernité, dans le développement et les questions d’éducation.
Les étudiants ont souvent demandé pourquoi certains savoirs valent plus que d'autres. En ce moment, il existe une prise en compte de la part des étudiants que le savoir prend des formes différentes selon les contextes historiques et environnementales dont il est sorti. Malheureusement, les processus de validation des connaissances échouent dans la tentative d’intégrer cette multiplicité de savoirs qui pourront ensemble exprimer la diversité des trajectoires des idées et des événements qui forment, et qui formeront toujours, l’évolution et la croissance humaine. En interrogeant la hiérarchie de savoirs, les étudiants font aussi allusion à la position problématique du savoir neutre et apolitique. Alors, il est important dans notre enseignement sur l’Afrique que nous dépouillions et saisissions les processus à travers lesquels, par exemple, les savoirs en provenance des sciences occidentales se positionnent comme des références qui sont neutres, universelles et non-hégémoniques et qui cherchent de plus à rendre non valides et dévaluer d’autres manières de pensée.
Tout cela sonne bien en théorie. Mais comment marche-t-il en pratique?
Passionate Pedagogue, dans un commentaire sur le billet cité ci-dessus, mentionne un obstacle majeur.
Je passe des heures sur Internet pour trouver des sites sur les peuples mêmes dont j’enseigne l’histoire. Souvent, les sites que je trouve sont trop compliqués ou tacites pour que les étudiants les comprennent. Ou les sites (à juste titre) sont si spécifiques culturellement qu’un adolescent sans le capital culturel nécessaire sur le sujet n’est pas dans la mesure de comprendre. Ces facteurs rendent peu facile l’accès à l’information «indigène» aux étudiants.
Je suis certain que pendant ma carrière de professeur des pédagogues essentiels vont contribuer à créer un accès au savoir indigène qui corresponde avec les besoins des étudiants. Mon espoir est que l’information que nous glanons à travers les contributions sans prix des peuples indigènes ne se trouvera pas relégué aux manuels universitaires de sociologie ou aux débutants en pédagogie critique. Bien qu’il soit certainement formidable que des étudiants des cycles supérieurs et des universitaires apprennent les leçons que des peuples autochtones partout dans le monde ont à offrir à coeur, mieux vaut-il se lasser de devenir des Napoléons à nos propres yeux : en publiant des études d'histoire autochtone écrite par des autochtones, et qui ne servent qu’aux échelons les plus élevés du monde universitaire.
Quand il n'y a pas de sources
Quand la recherche des sources devient trop compliquée, certains enseignants ont décidé d’en produire eux-mêmes. Ici deux exemples de projets où la technologie s’est avérée précieuse pour les étudiants d’autres cultures. Le premier vient d’Australie, de Scot Aldred, qui tient le blog e-learning.
Je suis particulièrement passionné par la mise en place d’une section WIKI dédiée aux Australiens autochtones; leur diversité culturelle, leur histoire, leur langue et leur terre. De l’information existe en version papier sur le sujet mais elle n’est pas abondante et ne précise pas l’intégralité des nations et des peuples autochtone en Australie. En ligne la situation est encore bien pire avec très peu d’information exacte accessible. Imaginons que tous les élèves en Australie avaient la possibilité de contribuer à un WIKI public avec de l’information sur les peuples originaires de leur espace géographique. Une grande partie de l’histoire des peuples indigènes en Australie a été transmis grâce à une tradition orale de récits populaires. Les anciens, les vieux et quelques historiens ont un savoir qu’ils pourraient partager avec le reste des Australiens et du monde.
…Et si l’on avait un espace web accessible à toutes les écoles australiennes (publiques et privées) où les écoles mettraient en ligne une liste de personnes compétentes qui pourraient collaborer pour créer le contenu. Avec des rôles supplémentaires/autorisations pour des modérateurs qui seraient ensuite désignés par les écoles.
Un commentaire de Ginga, originaire de l’Etat américain d’Alaska.
Votre propos de recueillir du savoir indigène et le partager avec le monde dans un environnement collaboratif (wikis et autres) est parallèle à plusieurs projets déjà en route dans le district scolaire du détroit de Bering en Alaska du nord.
Notre personnel enseignant et nos étudiants sont en train de créer des dictionnaires wikis en inupiaq et en yupik de Sibérie afin de documenter les langues autochtones de notre région. Les étudiants publient des fichiers sons, des images locales et d’autres types d’information qu’ils ont recueillies. Nous essayons également de mettre en place d’autres projets aux formats flexibles pour l’échange et la collaboration estudiantines sur notre wiki.
La tour de Chinglish?
Au moins un expert pense qu’avec toutes les promesses des TIC, maintes organisations traditionnelles se sentent perdues dans la «surcharge» de l’Internet. Leurs sites web reste en à la traîne dans les résultats des moteurs de recherche et (parfois) il manque aux sites une touche de polissage.
Un problème est la langue. Il est difficile pour une page écrite, disons, en groenlandais (parlé au Groenland) ou cha'palaa, une langue d’Equateur, ou encore en binisaya, des Philippines, de rivaliser en pages vues avec les sites écrits en espagnol, hindi, chinois, japonais ou arabe. Traduire les pages est un travail long et dévorant.
Pourtant, les TIC ont du potentiel pour élargir la portée d’une langue. Que ce soit à travers des classes en ligne ou bien par des tutoriels ou des petites applications pour les téléphones et les ordinateurs. Cela est particulièrement important à cause de l’environnement fragile dans lequel existent les langues autochtones.
Voici une bonne discussion sur les problèmes concernant les langues et la technologie, émanant de Heather qui habite aux Etats-Unis et blogue sur flex your info. Elle invoque le fait que la technologie puisse fournir un bon moyen de communication pour les membres de sa tribu qui sont installés dans des endroits éloignés. Par contre, « la technologie peut servir à des causes encore plus nobles: la revitalisation et la préservation de la culture.» Ce qui mène, à son tour, à d’autres problèmes.
Les langues autochtones ont longtemps été menacées par une combinaison d’urbanisation et de modernisation ainsi que par des actions gouvernementales visant à faire disparaître, délocaliser et détruire les population indigènes.
La technologie actuelle est telle que l’information est facilement enregistrée et transmise à longue distance. Il paraît alors simple d’enregistrer, conserver et rendre accessible de l’information en langues indigènes. Cependant, il y a un grand nombre d’autres soucis qui doivent être mis en balance avec la forte envie de conserver une langue par des enregistrements, surtout les questions autour de à la propriété et l’accès. La langue est intimement liée à la culture ; même si les membres de la tribu ne s’en servent pas dans leur vie quotidienne, ils l’utilisent le plus probablement dans leurs cérémonies. La langue et les cérémonies peuvent n'être partagés qu'avec certaines personnes : parfois avec tous les membres de la tribu, parfois avec seulement un nombre restreint. Il peut y avoir des gens qui sont des défenseurs du savoir, de la langue ou autre chose. Il est important de s’assurer que les programmes qui sont créés pour enregistrer et conserver les langues sont sensibles à ces aspects.
Un autre aspect à prendre en considération est le détournement ou l’exploitation de cette information. En effet, certains aînés des tribus ont choisi de restreindre la transmission du savoir aux membres de leur tribu; l’enregistrer augmente le risque de diffusion aux étrangers. Ainsi, en interdisant l’enregistrement, les membres de la tribu gardent le contrôle de leur information culturelle. Une autre manière de maintenir le contrôle est d'impliquer étroitement des membres et des aînés de l a tribu dans la conception et la création des programmes de conservation. Comme les indigènes sont plus nombreux à s’engager dans la conservation de leurs langues, ils informent les protocoles et les pratiques utilisées pour recueillir et rendre disponibles les informations. Qu’une tribu décide d’enregistrer et préserver la langue ou qu’elle continue à la partager exclusivement avec les membres oralement, leur position doit être respectée.
Apprentissage des langues par téléphone
Ayant cela en tête, elle annonce une nouvelle application pour un système de téléphones portables qui pourra enseigner la langue de la Nation Cherokee, originaire de la partie sud-est des Etats-Unis mais expulsée par le gouvernement américain vers le centre du pays dans les années 1830.
…L’application comprend des cartes mémoires, des enregistrements, des jeux pour l’apprentissage des langues, et il y a aussi une version pour la Nintendo DS. L’idée d’utiliser de la technologie courante pour aider à préserver et revitaliser les langues est excitante, parce qu’elle rend l’information dans la langue accessible à tous les membres de la tribu et non seulement à ceux qui habitent près de terres tribales. Ainsi cette information peut facilement être intégrée dans leur vie.
…L’utilisation de la technologie, telle l’application d’iPhone pour la langue cherokee, peut aider des membres dispersés des tribus à apprendre leur langue. Les logiciels peuvent être utilisés pour créer du matériel pédagogique multimédia pour les cours, tandis que les technologies de web-conférence peuvent être utilisées pour l’enseignement et pour la pratique orale avec d’autres locuteurs. Pourtant, de tels programmes doivent être sensibles aux question de contrôle et d’accès en associant étroitement les membres de la tribu et les aînés, tout en respectant leurs souhaits.





























