Chili : Le tremblement de terre révèle les inégalités sociales

Billet publié par Felipe Cordero · Traduit par Anne Lozac'h · Voir le billet en anglais

Le tremblement de terre du 27 février dernier au Chili [en français] a laissé  2 millions de personnes sans abri, a fait officiellement 497 morts [en espagnol] et a causé 30 milliards de dollars US de dégâts matériels [en anglais]. Dans l'anarchie qui a suivi le tremblement de terre, les Chiliens se sont cependant posés une nouvelle question : la société au Chili est-elle juste ?

Après le séisme, la majorité des Chiliens se sont entraidés, ont soutenu leurs voisins dans le besoin, ont partagé les surplus de nourriture et contribué très généreusement au Téléthon organisé pour les rescapés [en anglais]. Néanmoins, une petite minorité a pillé des biens de consommation, cambriolé des logements et volontairement mis le feu à des grands magasins [en français] bien que le gouvernement chilien ait autorisé la population à se servir de denrées alimentaires de base comme le lait, la nourriture pour bébés, le pain et la farine.

Photo of empty supermarket in Concepción by heedmane and used under a Creative Commons license.

Photo de heedmane d'un supermarché vide à Concepción, sous licence Créative Commons

Les chaines de télévision chiliennes ont couvert ces informations de façon relativement exacte [en espagnol comme tous les liens suivant, sauf mention contraire] et les Chiliens ont pu voir des images des pilleurs emportant des écrans plasma, des frigidaires et des lecteurs de DVD. Ces images d'actes de délinquances et de pillages, particulièrement de pillages de denrées non essentielles, sont à l'origine d'un débat national sur les inégalités sociales et économiques au Chili.

Dans un article intitulé “De quel bois sommes-nous faits ?“, Ricardo Carbone, blogueur, professeur, et directeur du Centre pour la pensée sociale et l'action à l'université Alberto Hurtado, soutient que le séisme a dévoilé de graves problèmes sociaux et fait tomber les façades et les apparences de la société chilienne. Dans l'extrait suivant, Ricardo Carbone fait référence à ceux qui ont pillé des denrées non essentielles et aggravé une situation déjà difficile :

…al igual que en los edificios que cayeron, la fachada era de ciudadanos bien formados y conectados con el mundo y el consumo, pero el interior no estaba soportado por valores sólidos ni principios fuertes. Rápidamente y ante la primera dificultad corrieron a tomar lo que pudieron.

…comme les bâtiments qui se sont écroulés, la façade [des Chiliens] était celle de citoyens cultivés, connectés avec le reste du monde et sa consommation à outrance mais qu'à l'intérieur, ils restaient attachés à des valeurs solides et des principes forts. Rapidement, dès que les problèmes ont commencé, ils se sont empressés de prendre ce qu'ils pouvaient.

Le blogueur encourage les Chiliens à non seulement reconstruire les infrastructures, mais également à renforcer leur valeurs qui permettraient de construire une société meilleure, moins inégalitaire.
Il demande également aux lecteurs :

¿podemos esperar algo distinto en un sistema que genera segmentación y exclusión social?, ¿es el producto de una sociedad que obliga a competir y arreglárselas solo?

Pouvons-nous espérer quelque chose de différent dans un système qui génère la ségrégation et l'exclusion sociale ? Est-ce le produit d'une société qui impose la compétition et vous oblige à vous débrouiller tout seul ?

La plupart des lecteurs de ce blog soutiennent l'idée selon laquelle le Chili doit se concentrer sur l'éducation et l'apprentissage des valeurs, comme par exemple Alejandra Muñoz :

Se nos rompio la burbuja y duele ver la verdad. Ahora hay que entenderla, asumirla y trabajar por recontruir nuestros edificios y nuestra sociedad. Se puede perdonar, pero no podemos olvidar lo que ha pasado, ya que habra una proxima vez y no nos puede pillar sin aprender de lo errores.

Notre bulle a explosé et la vérité blesse. Maintenant, nous devons le comprendre, l'accepter et travailler pour la reconstruction de nos bâtiments et de notre société. Nous pouvons pardonner, mais nous ne pouvons pas oublier ce qui s'est passé, car il y aura une prochaine fois et nous ne pouvons pas nous faire attraper sans apprendre de nos erreurs.

De nombreux Chiliens reconnaissent que le système d'enseignement public n'a pas réussi à offrir des chances égales à tous les Chiliens, mais les pillages ne s'expliquent pas uniquement par un manque de “valeurs fortes” pour eux.

Coyuntura Política, un blog chilien, a publié l'article Le séisme et les fractures du Chili de José Aylwin, co-directeur de Observario Ciudadano, une association de défense des droits de l'Homme à but non lucratif, qui se trouve dans la région d'Araucanía.  Au sujet des pillage, José Aylwin écrit :

Tales saqueos, al menos en algunos casos, encuentran su explicación en la percepción de injusticia que existe en sectores de la población que, en momentos de emergencia como este, consideran válido vaciar los estantes de las grandes tiendas y supermercados que, con el aval del estado, han acumulado riquezas a sus expensas, mientras ellos permanecen empobrecidos.

Ces pillages, du moins certains, trouvent leur explication dans le sentiment d'injustice qui existe dans certaines couches de la population pour lesquels, dans un cas d'urgence comme celui-ci, il serait légitime de vider les étalages des grands magasins et des supermarchés qui ont fait fortune  à leur dépends avec le soutien de l'État, alors qu'ils sont toujours pauvres.

Dans l'article Dégâts collatéraux, Patricio Navia, blogueur et professeur, explique que lors de catastrophes naturelles similaires dans d'autre pays, des troubles avaient également eu lieu. Selon lui, le gouvernement est responsable :

De haber actuado en consecuencia con el discurso de la normalidad democrática y asumiendo como realidad las repetidas arengas sobre el buen funcionamiento de nuestras instituciones, Michelle Bachelet hubiera tomado las medidas necesarias- incluido el envío de tropas a las zonas afectadas- para asegurar la paz y el orden … mucho antes de que las imágenes de saqueos y pillajes se hayan convertido en parte dolorosa -y evitable- de esta tragedia que enluta al país en su bicentenario.

Si Michelle Bachelet avait agi conformément à la rhétorique de la normalité démocratique, et pris au sérieux les nombreux discours passionnés sur le bon fonctionnement de nos institutions, elle aurait pris les mesures nécessaires, y compris le déploiement des troupes, afin d'assurer la paix et le calme… bien avant que les images de pillages et de vols deviennent un épisode douloureux et évitable de cette tragédie qui a terni l'image de notre pays à l'occasion de la célébration de son bicentenaire.
Video de l'utilisateur de YouTube IORITER1 filmée à  Concepción:

Sur le blog Humanisme et Connectivité, Andrés Schuschny a publié un article intitulé Séisme. Il parle ainsi des pillages :

Es terrible como una catástrofe natural desenmascara el rostro de la desigualdad de un país cuyos dirigentes no quieren asumirla. Porque, por ejemplo, si el 10% de los ingresos del cobre se hubieran, hace años, destinado a la educación pública y los servicios sociales (deudas siempre pendientes en la región) y no a incrementar los presupuestos militares, las compras de armamento sofisticado y el pasaporte a vidas de lujo por parte de los militares de alto rango, tal vez otra sería la historia y los “comunicadores” del sistema no estarían ahora refiriéndose “al LUMPEN” como una caterba de extraterrestres desbocados que afloran sin razón.

C'est terrible comme une catastrophe naturelle peut dévoiler le visage de l'inégalité dans un pays où le gouvernement refuse de l'accepter. Car, par exemple, si 10 % des revenus provenant de l'exploitation du cuivre avaient été investis depuis longtemps, dans l'enseignement public et les services sociaux (la région est toujours endettée) et non pour augmenter les budgets de l'armée, acheter des armes sophistiquées et un passeport pour une vie de luxe pour les membres hauts placés de la milice, peut-être que les “communicateurs” de notre système ne feraient pas référence au lumpen prolétariat (classe sociale la plus basse) comme à une horde d'aliens incontrôlables qui ont fait surface sans raisons apparentes.

Le Chili, grâce à une économie prospère et en croissante au cours des dernières décennies, est considéré comme un pays avec un “important développement humain” par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Néanmoins, les inégalités de la redistribution des revenus du pays font ombre à cette croissance économique. D'après les données du rapport sur le développement humain 2009 du PNUD (format pdf) [en anglais], le Chili est classé 124ème sur 147 pays  dont on connait le coefficient de Gini [en français] (mesure utilisée pour calculer le degré d'inégalité de la distribution des revenus), alors qu'il est classé 44ème en termes de développement humain.

Source

Kenya : Nairobi devient le coeur technologique de l’Afrique de l’est

Billet publié par Njeri Wangari · Traduit par Claire Ulrich · Voir le billet en anglais

Le Kenya, et tout particulièrement Nairobi, est devenu en quelques mois le cœur de la technologie en Afrique de l'est, en accueillant une  succession de conférences, lancements de produits, rencontres, sommets et barcamps.

The iHub Logo

Au début de l'année, un communiqué a annoncé l'ouverture d'un nouveau lieu à Nairobi dédié aux nouvelles technologies, iHub, pour tous les technophiles, les développeurs, investisseurs et sociétés du secteur. Erik Hersman (Hash), du blog  Whiteafrican [en anglais, comme tous les liens] l'a annoncé le premier. Son blog couvre les nouvelles du secteur des nouvelles technologie en Afrique avec ce qu'il dit être “la perspective d'un Africain blanc sur le monde”.

Voici ce qui a fait naitre l'idée du iHub.
Beaucoup d'entre nous, dans la communauté des technophiles à Nairobi, parlait depuis deux ans du besoin d'un lieu physique pour la communauté des nouvelles technologies, c'est formidable d'être à la veille de déboucher les bouteilles et de célébrer un grand pas en avant pour nous tous.

L'annonce a été faite le 25 janvier dans ce billet : iHub: la plateforme d'innovation technologique de Nairobi est là !

Le 3 février était l'ouverture de la conférence Mobile East Africa Conference (MWEA10) qui s'est tenue au centre de congrès KICC à Nairobi. La rencontre de deux jours était destinée à promouvoir le potentiel des outils et applications web sur les terminaux mobiles. Y assistaient les développeurs spécialisés en téléphones mobiles et des dirigeants de compagnies ainsi que les acteurs du secteur de la téléphonie mobile.

Bankelele , un des blogueurs qui y participaient, a fait un compte-rendu détaillé des interventions de la seconde journée ici.

Kahenya Kamunyu a fait ce commentaire :

“La meilleure conférence à laquelle j'ai participé jusqu'ici. Très bien organisée ”
Kahenya Kamunyru, PDG, Société ViRN Instruments

Hash a blogué en temps réel la conférence. Wilfred Mworia du blog Afrinnovator était présent, et a aussi été invité en tant que conférencier. Kachwanya a également fait le compte-rendu dans le billet Dix conclusions.

Le nouveau lieu iHub de Nairobi a été inauguré le 3 mars et a permis de rassembler 200 amoureux des nouvelles technologies de la capitale.Voici un compte rendu de l'événement publié par Ndesanjo, avec des commentaires de différents blogueurs qui y ont participé.

Tandaa, une initiative lancé par l'Agence kenyane des technologie de l'information et de la communication et sponsorisée par Google-Kenya a organisé un symposium d'une journée le 8 mars, premier d'une série qui souhaite éveiller l'intérêt de la nouvelle génération pour des contenus numériques créés en Afrique.

ICANN ICANN, l'organisme qui préside à l'attribution des noms de domaine sur Internet vient de tenir à Nairobi sa rencontre annuelle, durant six jours : ICANN no.37. Cette rencontre s'est déroulée du 8 au 12 mars. Le choix de Nairobi parmi d'autres capitales africaines est du pour grande partie à la vitesse de connexion à Internet par fibre optique qui est désormais proposée au Kenyans. C'est un facteur décisif pour beaucoup d'autres organisateurs de  conférences sur les nouvelles technologies dans leur choix d'un lieu de conférence. La présence de trop nombreux chefs d'état a cependant créé des problèmes au comité organisateur, qui a craint que cela n'entraine des perturbations pour les membres de la communauté ICANN.

Rebecca Wanjiku, une journaliste et blogueuse kenyane spécialisée en technologie, a participé au rendez-vous annuel de l'ICANN. Son billet sur les deux journées est disponible ici et ici. White African et Mworia ont également publié sur cet événement.

Deux jours seulement après la rencontre ICANN 37 a eu lieu AfriCamp, un forum qui permet aux participants de présenter leur travail dans leur pays respectif. Ce forum propose de plus des sessions de formation qui permettent aux jeunes d'acquérir des compétences en matière d'utilisation créative des réseaux sociaux qu'ils peuvent intégrer dans leur travail.

AfriCamp rassemble de jeunes activistes pour qu'ils puissent apprendre les uns des autres et transmettre ensuite leur savoir.  Il leur permet d'acquérir une expérience pratique des nouveaux médias qu'ils pourront utiliser pour les causes sociales qu'ils défendent.  Les participants ont été recrutés dans toute l'Afrique subsaharienne et leur âge va de 18 à 29 ans. La rencontre a lieu à Lukenya, un camping situé dans la banlieue de Nairobi du 14 au  20 mars.

Il s'agit d'un barcamp, un type de rencontres aussi appelées “non-conférences”  où différents jeunes participants de toute l'Afrique offriront leurs contributions. Certains blogueurs kenyans connus comme Mental Acrobatics et Mark Kaigwa seront parmi les participants.

La Pan Africa Media Conference 2010 , une conférence organisé par l'un des plus importants groupes de médias du Kenya, le Nation Media Group, doit aussi avoir lieu à Nairobi le 18 et 19 mars. Le thème de leur conférence est de réfléchir aux perspectives futures des médias en Afrique, et les nouveaux médias seront l'un des thèmes abordés.

Ory Okolloh, blogueuse et par ailleurs l'une des créatrices de la plateforme de suivi de crise Ushahidi – en sera la modératrice. D'autres blogueurs kenyans, comme Rafiki Kenya , Rebecca Wanjiku, Intelligensia, Cold Tusker, Paula Kahumbu, Bankelele, Hash et moi-même (KenyanPoet) ont été invités à participer.Voici le billet que j'ai publié sur ce que représente les blogueurs dans le futur des médias africains.

Barcamp Nairobi 2008 ( photo courtesy of White African)Barcamp Nairobi 2008 ( photo reproduite avec l'autorisation de White African)

Le Barcamp Nairobi 2010 est aussi en préparation, les dates seront soit le 26 mars ou les 12 et 13 juin et un vote en décidera). Comme ce rendez-vous n'a pas eu lieu l'an dernier, on parle de faire de ce barcamp un véritable camp de deux jours pleins en dehors de Nairobi. Certaines des applications et thèmes de recherche dont les participants vont débattre :  utilisation d'un téléphone GPS pour éviter les embouteillages, applications de l'informatique dématérialisée [en français] au Kenya, hardware hacking (ajout de nouvelles fonctionnalités à des objets), entre autres sujets.

Enfin, Maker Faire Africa se déroulera au Kenya le 6 et 7 août cette année. Cet événement est une  célébration de l'ingénuité, de la créativité et de l'innovation africaine. Il a d'abord eu lieu Accra, au Ghana, sur une idée de Emeka Okafor du blog Timbuktu Chronicles.

Un tel nombre de rencontres liées à la technologie en seulement trois mois témoigne du bond en avant des nouvelles technologies non seulement au Kenya mais dans de nombreux autres pays en Afrique. Nous pouvons seulement conseiller de garder un œil sur ce cyber-espace.

Source

Christina Ricci bourrée

Christina Ricci aura profité de son voyage à Paris !Invité à la fête du créateur de mode français Jean-Charles de Castelbajac, elle en a profité pour se mettre minable avec sa copine Lindsay Lohan ! 
Source Da People

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Why Did R.Pattz Bomb at the Box Office?

Emile De Ravin, Robert Pattinson, Remember MeBefore Remember Me—Rob Pattinson’s most high-profile venture outside the Twi­light franchise—the buzz surrounding the actor was focused on whether the brooding babe could, you…



Source Buzz Hollywood

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[vidéo] Qualification de la France contre l’Irlande pour la coupe du monde 2010, grâce à la main de Thierry Henry !

Qualification de la France contre l’Irlande pour la coupe du monde 2010, grâce à la main de Thierry Henry !Hier soir a eu lieu le match retour qui opposait la France à l’Irlande pour le match de qualification de [...]

 

 


Article original écrit par Brad et publié sur Buzz And People, le 2009-11-19 08:46:52 | Lien direct vers cet article | © BuzzAndPeople.com – 2008

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Secret Story 3 : Kévin dans un concours de mannequins

Kévin a changé sa raquette d’épaule : le candidat de Secret Story 3 va représenter la France au concours Best Model of the World. Entretien.
Source Voici

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Lindsay Lohan dans un plan à 3 pour Muse Magazine

Lindsay Lohan s’est faite shooter pour Muse Magazine offrant un mélange de porno/glam dans un pseudo plan à 3. 
Source Da People

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Tunisie : Un étudiant emprisonné pour des interviews à la radio

Billet publié par Lina Ben Mhenni · Traduit par Suzanne Lehn · Voir le billet en anglais

L'étudiant tunisien Mohamed Soudani, 24 ans, a disparu le 22 octobre 2009 en Tunisie après avoir donné des entretiens à Radio Monte Carlo International et Radio France International.

Mohamed Soudani a été introuvable pendant 18 jours jusqu'à ce que la police tunisienne contacte sa famille et l'informe de sa détention dans la prison de Murnaguiya à 15 km environ de la capitale Tunis.

Selon certaines sources, la police a également informé la famille de Mohamed Soudani qu'il était passé en jugement et avait été accusé d'“inconduite notoire” pendant sa détention en l'absence d'avocat, et avait été condamné à quatre mois de prison. La famille a aussi appris qu'il avait depuis fait appel de sa condamnation.

Pendant sa comparution devant le tribunal le 6 décembre, Mohamed Soudani a nié les accusations portées contre lui et a affirmé qu'il avait été brutalement torturé au cours de sa détention extra-judiciaire. Ses avocats ont demandé un renvoi pour examiner l'affaire et sa libération sous caution. La remise en liberté a été refusée tandis que le procès était ajourné au 14 décembre 2009.

Mohamed Soudani était interviewé sur ses activités passées de responsable étudiant à l'Union Générale des Etudiants de Tunisie. Il avait participé l'an dernier à une grève de la faim de 56 jours avec quatre autres étudiants réclamant leur droit de reprendre leurs cours. Ils ont aussi blogué quotidiennement sur le vécu de leur grève de la faim sur un blog qui avait été censuré en Tunisie [en anglais].

Un groupe Facebook et un blog ont été créés pour soutenir Mohamed Soudani dans les épreuves qu'il traverse.

Source

Le futur des NTIC pour le développement : Maintenant, c’est bientôt ?

Billet publié par John Liebhardt · Traduit par Ivan Logvenoff · Voir le billet en anglais

Nos deux précédents billets [en français] s’intéressaient surtout à quoi pourraient ressembler les TIC au service du développement dans le futur. Ce billet donne le ton de la situation actuelle. Nous aborderons quelques problèmes récurrents en matière de technologies de communication et de l'information avant de présenter quelques projets TIC.

Ces projets n’ont pas été choisis selon une quelconque méthode scientifique, pas plus qu’il ne font consensus sur l’état possible des TIC dans les prochaines années. Ce sont juste des projets qui ont attiré l'attention de l'auteur de ce billet. Parce qu'ils tirent profit de la technologie dans les zones rurales, commençons par envisager la manière dont les points d’accès Internet publics pourraient se développer dans les prochaines années

Broadband? par wseltzer sur Flickr.

Broadband? par wseltzer sur Flickr.

Dans son blog ICTlogy, Ismael Peña-López se demande [en anglais] si les points d’accès publics à Internet, comme les télécentres et les cybercafés évolueront  en e-centres de seconde génération, “où les communautés se rassembleront et bénéficieront de nombreuses ressources partagées, comme PC et accès Internet, entres autres? Ou bien disparaitront-ils purement et simplement ? »

Il poursuit:

Alors que les bibliothèques ont fourni plus que des livres, mais aussi des endroits pour apprendre à lire et où trouver des âmes soeurs, je suppose que les points d’accès public à Internet disparaîtront en tant que tels, et qu’ils seront soit intégrés à d’autres structures existantes (les bibliothèques elles-mêmes, ou les centres civiques pour n’en nommer que quelques uns), ou bien les télécentres et les cybercafés évolueront vers le stade suivant, où les facteurs pédagogique ou communautaire prendront plus d’importance. Nous voyons de fait plein d’exemples de ce phénomène, et ce n’est qu’une question de temps avant que les priorités et les perspectives ne soient mis sens dessus dessous : au lieu d’aller accéder à Internet, et d’y rencontrer des gens, les gens iront dans ces lieux, rencontreront des gens et utiliseront Internet comme une manière améliorée de socialiser. A son tour, ceci devrait être accompagné par la fin de cette fausse dichotomie entre le citoyen et l'internaute, comme si le web avait une vie et une citoyenneté qui lui seraient propres. Mais l’avenir nous le dira.

Shilpa Sayura

Shilpa Sayura, qui veut dire “mer de savoir”, est un système digital interactif d’auto-apprentissage basé au Sri Lanka. Le cursus Shilpa Sayura a débuté avec huit matières équivalentes au cursus éducatif national  pour que les étudiants des zones éloignées et rurales puissent préparer les examens nationaux en cingalais, la langue locale prédominante. Le projet a ajouté trois autres matières, y compris des cours en tamoul et en anglais.

Le logiciel open source de Shilpa Sayura a été offert à des instituts éducatifs à but non lucratif ainsi qu’aux Nansalas ruraux, une chaîne de télécentres développés par l'administration.  Ces télécentres au Sri Lanka remplissent plusieurs rôles [en anglais, comme tous les blogs cités] : ils fournissent une connection à Internet, mais offrent également le fax, ainsi que des services de photocopie et d’impression. Il  gagnent de l’argent grâce aux appels téléphoniques, aux VOIP, et fournissent un service de paiement de factures. Ce sont également des endroits, espère le gouvernement, où d’autres projets TIC fleuriront.

Harsha Liyanage, originaire du Sri Lanka, publie sur son blog Sustainability First: In search of sustainable telecentres. Il relève quelques problèmes que Shilpa Sayura tente de surmonter.

L’absence de professeurs compétents et d’infrastructures adaptées handicape les étudiants ruraux chez 80% de la population du Sri Lanka. Mais près de 500 télécentres des périphéries rurales ouvrent de nouvelles opportunités. Shilpa Sayura permet aux étudiants d’interagir avec les TIC et d’étudier grâce à la technologie numérique 8 matières dans les télécentres et de développer leur savoir pour préparer les examens nationaux.

En Mars 2008, Liyanage a expliqué que le Shilpa Sayura souffrait de difficultés croissantes.

Fier de la réussite d’un projet pilote réellement convaincant, le projet se débat pour augmenter d’échelle.  Chaque opérateur de télécentre dans chacun des plus de 500 télécentres du Sri Lanka a besoin d’avoir Shilpa Sayura installé dans son télécentre. Mais le blog e-Fusion reconnaît que ce n’est pas faisable dans l’état actuel des choses.
• Des améliorations technologiques sont nécessaires pour assurer un fonctionnement souple  et sans problèmes
• Une formation aux compétences techniques est également nécessaire.
• La capacité des centres d’assistance à recevoir les  requêtes qui augmentent en flèche doit être améliorée
Tous ces besoins signifient un investissement de capitaux. Ils admettent qu’il n’est pas raisonnable d’imposer au gouvernement de les soutenir encore plus. Par conséquent le CSR courtise la bonne volonté de ses partenaires privés. En attendant, ils tracent les plans d’un business model approprié.

Le blog Technology and Cultural Festival in Kandiyapitawew [en anglais] du Sri Lanka, explique les bienfaits pédagogiques du projet :

Nous croyons que Shilpa Sayura pourrait contribuer à résoudre le problème du manque de professeurs, spécialement dans les zones rurales éloignées qui demeurent l’échec du système éducatif de notre pays.

Le coffret d’apprentissage virtuel ‘Shilpa Sayura’ couvre 8 matières, de la sixième (grade 6) au brevet (O-level). Les moyens interactifs simples d’auto-apprentissage de Shilpa Saruya s’adressent aux étudiants des communautés éloignées sans accès aux ressources éducatives urbaines. Toujours au stade pilote, Shilpa Saruya est désormais en fonctionnement dans 20 ‘Nenasalas’, ou télécentres localisés dans des villages reculés et promeut le concept d’auto-apprentissage parmi les étudiants de ces communautés éloignées. La prochaine étape sera la transformation de Shilpa Saruya en un projet national pour renforcer l’éducation rurale et jeter un pont sur le fossé entre les étudiants ruraux et urbains.

M-Pesa

Le projet suivant se déroule au Kenya, où le blog Global Warming soutient que le téléphone portable est en train de révolutionner la société.

Il y a actuellement plus de 17 millions d’abonnés [au téléphone portable] et le fait qu’il facilite actuellement les transfert d’argent suffit à tout expliquer. Il y a deux choses qui font tout marcher : l’une est la communication, la seconde est la facilité de transférer du liquide. Après cela, vous pouvez être sûrs de pouvoir faire des affaires partout.

M-Pesa a commencé en 2007, comme un moyen de réaliser des transactions bancaires simples grâce au téléphone portable. Les entreprises de télécom à l’origine du projet ne facturaient pas de frais d’inscription, pas plus qu’elles n’exigeaient des clients d’avoir un compte bancaire, souvent un grand obstacle au Kenya car peu de gens font affaires avec les banques traditionnelles. Une fois enregistrés, les clients peuvent utiliser l’application M-PESA pour payer les factures, acheter plus de crédit téléphonique, transférer de l’argent au Kenya grâce à leurs téléphones activés. M-PESA permet maintenant aux clients de réserver des billets d’avion. Safaricom, la compagnie responsable d’M-PESA amorce un projet pilote pour permettre à ses clients de payer leur facture d’eau.

Agent M-Pesa à Bunda par emilsjoblom sur Flickr

Agent M-Pesa à Bunda par emilsjoblom sur Flickr

En juillet 2009, M-PESA comptait plus de 7 millions d’abonnés qui recevaient ou envoyaient de l’argent à travers un réseau de plus de 1400 agents bancaires, ce qui en faisait la plus grande banque du pays. Ces clients transfèrent plus de 2,5 millions de dollars chaque mois.

Il y a à peine quelques semaines, M-PESA s’est internationalisé, s’installant au Royaume-Uni, en autorisant ses clients à envoyer de l’argent à des numéros de téléphone au Kenya grâce à une interface web. Les coûts de transaction sont aussi faibles que 8$ pour envoyer 150£. Une étude datée de 2005 a montré que les entreprises traditionnelles de virement d’argent facturaient des frais de 2,5% à 40% pour  n’importe quel transfert de moins de 100£.

David Zarraga, du blog Mobil Behavior fait un bon résumé de la manière dont fonctionne M-PESA.

Les clients enregistrés peuvent déposer des devises fortes chez n’importe quel agent M-PESA, en échange d’argent virtuel, qui est téléchargé sur le compte M-PESA du client. Pour 0,38$, le client peut alors transférer cet argent sur le compte d’un autre client inscrit via sms. Une fois que le destinataire reçoit l'e-mail de confirmation, la devise forte peut alors être retirée chez l’agent M-PESA le plus proche, clôturant ainsi le processus de transfert d’argent.

Comment le système M-PESA peut profiter au Kenyan moyen ? Olga Morawczynski, une candidate à l’école doctorale de l’université d’Edimbourg, qui a pris la parole au congrès mondial GSM à Barcelone en février dernier, a fait partager l’histoire de Martin, un cordonnier de Kibera, un quartier informel en dehors de Nairobi. Martin gagne environ 20$/jour, grâce à son commerce, et envoie un quart de son salaire à sa femme et à sa mère qui vivent dans l’Ouest du Kenya, à plus de 150 km. M-PESA fait gagner du temps à Martin, lui permettant de travailler à son commerce au lieu de devoir voyager loin de l’endroit où il travaille pour trouver une banque. Le service lui permet également de réaliser des transferts fréquents(5 fois/mois), lui permettant d’envoyer les revenus d’une semaine quand sa famille en a le plus besoin.

Le blog Bankelele: Nairobi Banker liste les avantages et inconvénients de réaliser des transactions avec M-PESA.

Avantages à l’utilisation d’M-PESA
- des transactions 24h/24. Plus de portée et d’accès que n’importe quelle banque ou réseau de distributeurs automatiques
- les transferts d’argent grâce au téléphone mobile avec cet opérateur ont tendance a être moins cher que les services bancaires via téléphone fourni par les banques
- Economies de coûts de transport et de transaction bancaire
- Possibilités de payer un grand nombre de factures à un bas prix

Difficultés posées par M-PESA
- manque de fond de roulement chez les agents pour pallier aux temps d’arrêt occasionnels du système M-PESA Lack
- Pas d’historique de crédit, et les avis chers et maladroits de Safaricom ne sont pas encore utiles
- Nécessite une grande discipline pour constituer une épargne
- Les fonds ne sont pas assurés, et sujets au crime. Et résoudre un vol de portable au Kenya n’est pas une expérience plaisante.

eChoupal
Indian Tobacco Company, un des plus grands exportateurs indiens a créé eChoupal, une série de centres d’information ruraux où les agriculteurs peuvent communiquer directement avec d'autres agriculteurs, différents marchés ainsi que des experts grâce à internet. Ces kiosques internet de village ont été avant tout installés pour que les agriculteurs puissent apprendre, dans les dialectes locaux, les plus récentes informations concernant les prix nationaux et internationaux du soja, du blé, du tabac, et des crevettes. Mais la plateforme s’est métamorphosée en apportant d’autres informations importantes comme les conditions météo et les dernières pratiques scientifiques. En 2006, eChoupas comptait 3,5 millions d’agriculteurs qui utilisaient 5200 kiosques internet dans plus de 30 000 villages.

Harvesting Wheat #1 par Meanest Indian sur Flickr

La récolte du blé N°1 par Meanest Indian sur Flickr

Les paysans payent à un coordinateur local une faible somme pour pouvoir utiliser le kiosque, qui peut également être utilisé pour commander les graines, les fertilisants, et d’autres produits.

Le blog NeoProducts Kiosks, du Royaume Uni, fait valoir qu’une part du succès d’eChoupal vient du fait qu’il laisse de côté les acheteurs traditionnels.

e-Choupal a été créé par ITC Limited pour permettre aux paysans en Inde d’acheter et de vendre des produits agricoles comme les graines de soja, le blé et le café. Il le fait en leur permettant de négocier directement la vente de leurs produits via un réseau de PC et de kiosques dans 6500 centres répartis sur 100 districts de 10 états. Auparavant les agriculteurs devaient utiliser de nombreux intermédiaires parfois corrompus.

Quelle idée géniale et quelle utilisation formidablee des kiosques! Permettre un accès public partagé à la technologie interactive est l’essence même des kiosques. Et ce n’est que le début.

Chirag Jethmalani est un étudiant en gestion de Bombay qui blogue à propos des entreprises indiennes sur Squamble. Il fournit ici sa position sur eChoupal.

e Choupal a été conçu pour résoudre les défis posés par les aspects uniques de l’agriculture indienne, caractérisée par des exploitations fragmentées, une infrastructure faible et l’intervention de nombreux intermédiaires…

Traditionnellement ces services étaient fournis par les “mandis” (principaux centres de commercialisation agricole dans les zones rurales d’Inde) , où c'étaient les intermédiaires qui tiraient le plus de profit. Ces intermédiaires utilisaient des méthodes non scientifiques et parfois complètement illégales pour juger de la qualité d’un produit afin d'en fixer le prix. La différence de prix entre la bonne qualité et la qualité inférieure était moindre, et il n’y avait aucun encouragement pour que les fermiers investissent et produisent des produits de bonne qualité. Avec eChoupal, les agriculteurs ont le choix et la force exploitante des intermédiaires est neutralisée.

Une plateforme TIC qui facilite le flux d’information et de connaissance, et soutient les transactions en ligne
* transmet l’Information (météo, prix, infos)
* transmet la Connaissance (gestion des exploitations, gestion des risques)
* facilite les ventes des productions de la ferme (dont la qualité est contrôlée) et
* offre le choix d’un canal alternatif pour la commercialisation de la production (pratique, coûts de transaction moindres) au fermier sur le pas de sa porte
* est un réseau entrelacé de partenariats (TIC + services météorologiques + Universités + Vendeurs d’intrants + les Sanyojaks, les courtiers d’autrefois) introduisant les meilleures pratiques en information, connaissance et production.

Ce n’est pas parce qu’eChoupal a une bonne plateforme et un bon buisness model qu’il  va être une garantie de succès en Inde. Pour réussir, les gens doivent comprendre les marchés ruraux.

Les marchés ruraux sont des réseaux à la fois économiques et sociaux, avec un lien fort entre le fonctionnement social et les transactions économiques. Comprendre le fonctionnement est vital avant de conceptualiser les systèmes. Impliquer la population locale autant que possible a permis de rendre l’acceptation du réseau plus probable.

Source

Concert de U2 Tour 2010

Les membres de U2 ont annoncé qu’ils y aurait de nouvelles dates de concert en Europe pour cloturer le U2 360° Tour.Le groupe rock irlandais U2 sera au stade de France le 18 septembre 2010, le 22 septembre 2010 sur la scène du stade Roi Baudouin à Bruxelles. La vente de tickets pour ce concert démarre le vendredi 16 octobre 2009 pour le stade de France et le samedi 17 octobre 2009 pour le concert de Bruxelles.Bono et ses acolytes joueront également en Allemagne, en Grèce, en Finlande, au Danemark, au Portugal, en Espagne et en Russie.Plus d’infos sur le site officiel de U2 
Source Da People

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