Chili : Le tremblement de terre révèle les inégalités sociales

Billet publié par Felipe Cordero · Traduit par Anne Lozac'h · Voir le billet en anglais

Le tremblement de terre du 27 février dernier au Chili [en français] a laissé  2 millions de personnes sans abri, a fait officiellement 497 morts [en espagnol] et a causé 30 milliards de dollars US de dégâts matériels [en anglais]. Dans l'anarchie qui a suivi le tremblement de terre, les Chiliens se sont cependant posés une nouvelle question : la société au Chili est-elle juste ?

Après le séisme, la majorité des Chiliens se sont entraidés, ont soutenu leurs voisins dans le besoin, ont partagé les surplus de nourriture et contribué très généreusement au Téléthon organisé pour les rescapés [en anglais]. Néanmoins, une petite minorité a pillé des biens de consommation, cambriolé des logements et volontairement mis le feu à des grands magasins [en français] bien que le gouvernement chilien ait autorisé la population à se servir de denrées alimentaires de base comme le lait, la nourriture pour bébés, le pain et la farine.

Photo of empty supermarket in Concepción by heedmane and used under a Creative Commons license.

Photo de heedmane d'un supermarché vide à Concepción, sous licence Créative Commons

Les chaines de télévision chiliennes ont couvert ces informations de façon relativement exacte [en espagnol comme tous les liens suivant, sauf mention contraire] et les Chiliens ont pu voir des images des pilleurs emportant des écrans plasma, des frigidaires et des lecteurs de DVD. Ces images d'actes de délinquances et de pillages, particulièrement de pillages de denrées non essentielles, sont à l'origine d'un débat national sur les inégalités sociales et économiques au Chili.

Dans un article intitulé “De quel bois sommes-nous faits ?“, Ricardo Carbone, blogueur, professeur, et directeur du Centre pour la pensée sociale et l'action à l'université Alberto Hurtado, soutient que le séisme a dévoilé de graves problèmes sociaux et fait tomber les façades et les apparences de la société chilienne. Dans l'extrait suivant, Ricardo Carbone fait référence à ceux qui ont pillé des denrées non essentielles et aggravé une situation déjà difficile :

…al igual que en los edificios que cayeron, la fachada era de ciudadanos bien formados y conectados con el mundo y el consumo, pero el interior no estaba soportado por valores sólidos ni principios fuertes. Rápidamente y ante la primera dificultad corrieron a tomar lo que pudieron.

…comme les bâtiments qui se sont écroulés, la façade [des Chiliens] était celle de citoyens cultivés, connectés avec le reste du monde et sa consommation à outrance mais qu'à l'intérieur, ils restaient attachés à des valeurs solides et des principes forts. Rapidement, dès que les problèmes ont commencé, ils se sont empressés de prendre ce qu'ils pouvaient.

Le blogueur encourage les Chiliens à non seulement reconstruire les infrastructures, mais également à renforcer leur valeurs qui permettraient de construire une société meilleure, moins inégalitaire.
Il demande également aux lecteurs :

¿podemos esperar algo distinto en un sistema que genera segmentación y exclusión social?, ¿es el producto de una sociedad que obliga a competir y arreglárselas solo?

Pouvons-nous espérer quelque chose de différent dans un système qui génère la ségrégation et l'exclusion sociale ? Est-ce le produit d'une société qui impose la compétition et vous oblige à vous débrouiller tout seul ?

La plupart des lecteurs de ce blog soutiennent l'idée selon laquelle le Chili doit se concentrer sur l'éducation et l'apprentissage des valeurs, comme par exemple Alejandra Muñoz :

Se nos rompio la burbuja y duele ver la verdad. Ahora hay que entenderla, asumirla y trabajar por recontruir nuestros edificios y nuestra sociedad. Se puede perdonar, pero no podemos olvidar lo que ha pasado, ya que habra una proxima vez y no nos puede pillar sin aprender de lo errores.

Notre bulle a explosé et la vérité blesse. Maintenant, nous devons le comprendre, l'accepter et travailler pour la reconstruction de nos bâtiments et de notre société. Nous pouvons pardonner, mais nous ne pouvons pas oublier ce qui s'est passé, car il y aura une prochaine fois et nous ne pouvons pas nous faire attraper sans apprendre de nos erreurs.

De nombreux Chiliens reconnaissent que le système d'enseignement public n'a pas réussi à offrir des chances égales à tous les Chiliens, mais les pillages ne s'expliquent pas uniquement par un manque de “valeurs fortes” pour eux.

Coyuntura Política, un blog chilien, a publié l'article Le séisme et les fractures du Chili de José Aylwin, co-directeur de Observario Ciudadano, une association de défense des droits de l'Homme à but non lucratif, qui se trouve dans la région d'Araucanía.  Au sujet des pillage, José Aylwin écrit :

Tales saqueos, al menos en algunos casos, encuentran su explicación en la percepción de injusticia que existe en sectores de la población que, en momentos de emergencia como este, consideran válido vaciar los estantes de las grandes tiendas y supermercados que, con el aval del estado, han acumulado riquezas a sus expensas, mientras ellos permanecen empobrecidos.

Ces pillages, du moins certains, trouvent leur explication dans le sentiment d'injustice qui existe dans certaines couches de la population pour lesquels, dans un cas d'urgence comme celui-ci, il serait légitime de vider les étalages des grands magasins et des supermarchés qui ont fait fortune  à leur dépends avec le soutien de l'État, alors qu'ils sont toujours pauvres.

Dans l'article Dégâts collatéraux, Patricio Navia, blogueur et professeur, explique que lors de catastrophes naturelles similaires dans d'autre pays, des troubles avaient également eu lieu. Selon lui, le gouvernement est responsable :

De haber actuado en consecuencia con el discurso de la normalidad democrática y asumiendo como realidad las repetidas arengas sobre el buen funcionamiento de nuestras instituciones, Michelle Bachelet hubiera tomado las medidas necesarias- incluido el envío de tropas a las zonas afectadas- para asegurar la paz y el orden … mucho antes de que las imágenes de saqueos y pillajes se hayan convertido en parte dolorosa -y evitable- de esta tragedia que enluta al país en su bicentenario.

Si Michelle Bachelet avait agi conformément à la rhétorique de la normalité démocratique, et pris au sérieux les nombreux discours passionnés sur le bon fonctionnement de nos institutions, elle aurait pris les mesures nécessaires, y compris le déploiement des troupes, afin d'assurer la paix et le calme… bien avant que les images de pillages et de vols deviennent un épisode douloureux et évitable de cette tragédie qui a terni l'image de notre pays à l'occasion de la célébration de son bicentenaire.
Video de l'utilisateur de YouTube IORITER1 filmée à  Concepción:

Sur le blog Humanisme et Connectivité, Andrés Schuschny a publié un article intitulé Séisme. Il parle ainsi des pillages :

Es terrible como una catástrofe natural desenmascara el rostro de la desigualdad de un país cuyos dirigentes no quieren asumirla. Porque, por ejemplo, si el 10% de los ingresos del cobre se hubieran, hace años, destinado a la educación pública y los servicios sociales (deudas siempre pendientes en la región) y no a incrementar los presupuestos militares, las compras de armamento sofisticado y el pasaporte a vidas de lujo por parte de los militares de alto rango, tal vez otra sería la historia y los “comunicadores” del sistema no estarían ahora refiriéndose “al LUMPEN” como una caterba de extraterrestres desbocados que afloran sin razón.

C'est terrible comme une catastrophe naturelle peut dévoiler le visage de l'inégalité dans un pays où le gouvernement refuse de l'accepter. Car, par exemple, si 10 % des revenus provenant de l'exploitation du cuivre avaient été investis depuis longtemps, dans l'enseignement public et les services sociaux (la région est toujours endettée) et non pour augmenter les budgets de l'armée, acheter des armes sophistiquées et un passeport pour une vie de luxe pour les membres hauts placés de la milice, peut-être que les “communicateurs” de notre système ne feraient pas référence au lumpen prolétariat (classe sociale la plus basse) comme à une horde d'aliens incontrôlables qui ont fait surface sans raisons apparentes.

Le Chili, grâce à une économie prospère et en croissante au cours des dernières décennies, est considéré comme un pays avec un “important développement humain” par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Néanmoins, les inégalités de la redistribution des revenus du pays font ombre à cette croissance économique. D'après les données du rapport sur le développement humain 2009 du PNUD (format pdf) [en anglais], le Chili est classé 124ème sur 147 pays  dont on connait le coefficient de Gini [en français] (mesure utilisée pour calculer le degré d'inégalité de la distribution des revenus), alors qu'il est classé 44ème en termes de développement humain.

Source

Kenya : Nairobi devient le coeur technologique de l’Afrique de l’est

Billet publié par Njeri Wangari · Traduit par Claire Ulrich · Voir le billet en anglais

Le Kenya, et tout particulièrement Nairobi, est devenu en quelques mois le cœur de la technologie en Afrique de l'est, en accueillant une  succession de conférences, lancements de produits, rencontres, sommets et barcamps.

The iHub Logo

Au début de l'année, un communiqué a annoncé l'ouverture d'un nouveau lieu à Nairobi dédié aux nouvelles technologies, iHub, pour tous les technophiles, les développeurs, investisseurs et sociétés du secteur. Erik Hersman (Hash), du blog  Whiteafrican [en anglais, comme tous les liens] l'a annoncé le premier. Son blog couvre les nouvelles du secteur des nouvelles technologie en Afrique avec ce qu'il dit être “la perspective d'un Africain blanc sur le monde”.

Voici ce qui a fait naitre l'idée du iHub.
Beaucoup d'entre nous, dans la communauté des technophiles à Nairobi, parlait depuis deux ans du besoin d'un lieu physique pour la communauté des nouvelles technologies, c'est formidable d'être à la veille de déboucher les bouteilles et de célébrer un grand pas en avant pour nous tous.

L'annonce a été faite le 25 janvier dans ce billet : iHub: la plateforme d'innovation technologique de Nairobi est là !

Le 3 février était l'ouverture de la conférence Mobile East Africa Conference (MWEA10) qui s'est tenue au centre de congrès KICC à Nairobi. La rencontre de deux jours était destinée à promouvoir le potentiel des outils et applications web sur les terminaux mobiles. Y assistaient les développeurs spécialisés en téléphones mobiles et des dirigeants de compagnies ainsi que les acteurs du secteur de la téléphonie mobile.

Bankelele , un des blogueurs qui y participaient, a fait un compte-rendu détaillé des interventions de la seconde journée ici.

Kahenya Kamunyu a fait ce commentaire :

“La meilleure conférence à laquelle j'ai participé jusqu'ici. Très bien organisée ”
Kahenya Kamunyru, PDG, Société ViRN Instruments

Hash a blogué en temps réel la conférence. Wilfred Mworia du blog Afrinnovator était présent, et a aussi été invité en tant que conférencier. Kachwanya a également fait le compte-rendu dans le billet Dix conclusions.

Le nouveau lieu iHub de Nairobi a été inauguré le 3 mars et a permis de rassembler 200 amoureux des nouvelles technologies de la capitale.Voici un compte rendu de l'événement publié par Ndesanjo, avec des commentaires de différents blogueurs qui y ont participé.

Tandaa, une initiative lancé par l'Agence kenyane des technologie de l'information et de la communication et sponsorisée par Google-Kenya a organisé un symposium d'une journée le 8 mars, premier d'une série qui souhaite éveiller l'intérêt de la nouvelle génération pour des contenus numériques créés en Afrique.

ICANN ICANN, l'organisme qui préside à l'attribution des noms de domaine sur Internet vient de tenir à Nairobi sa rencontre annuelle, durant six jours : ICANN no.37. Cette rencontre s'est déroulée du 8 au 12 mars. Le choix de Nairobi parmi d'autres capitales africaines est du pour grande partie à la vitesse de connexion à Internet par fibre optique qui est désormais proposée au Kenyans. C'est un facteur décisif pour beaucoup d'autres organisateurs de  conférences sur les nouvelles technologies dans leur choix d'un lieu de conférence. La présence de trop nombreux chefs d'état a cependant créé des problèmes au comité organisateur, qui a craint que cela n'entraine des perturbations pour les membres de la communauté ICANN.

Rebecca Wanjiku, une journaliste et blogueuse kenyane spécialisée en technologie, a participé au rendez-vous annuel de l'ICANN. Son billet sur les deux journées est disponible ici et ici. White African et Mworia ont également publié sur cet événement.

Deux jours seulement après la rencontre ICANN 37 a eu lieu AfriCamp, un forum qui permet aux participants de présenter leur travail dans leur pays respectif. Ce forum propose de plus des sessions de formation qui permettent aux jeunes d'acquérir des compétences en matière d'utilisation créative des réseaux sociaux qu'ils peuvent intégrer dans leur travail.

AfriCamp rassemble de jeunes activistes pour qu'ils puissent apprendre les uns des autres et transmettre ensuite leur savoir.  Il leur permet d'acquérir une expérience pratique des nouveaux médias qu'ils pourront utiliser pour les causes sociales qu'ils défendent.  Les participants ont été recrutés dans toute l'Afrique subsaharienne et leur âge va de 18 à 29 ans. La rencontre a lieu à Lukenya, un camping situé dans la banlieue de Nairobi du 14 au  20 mars.

Il s'agit d'un barcamp, un type de rencontres aussi appelées “non-conférences”  où différents jeunes participants de toute l'Afrique offriront leurs contributions. Certains blogueurs kenyans connus comme Mental Acrobatics et Mark Kaigwa seront parmi les participants.

La Pan Africa Media Conference 2010 , une conférence organisé par l'un des plus importants groupes de médias du Kenya, le Nation Media Group, doit aussi avoir lieu à Nairobi le 18 et 19 mars. Le thème de leur conférence est de réfléchir aux perspectives futures des médias en Afrique, et les nouveaux médias seront l'un des thèmes abordés.

Ory Okolloh, blogueuse et par ailleurs l'une des créatrices de la plateforme de suivi de crise Ushahidi – en sera la modératrice. D'autres blogueurs kenyans, comme Rafiki Kenya , Rebecca Wanjiku, Intelligensia, Cold Tusker, Paula Kahumbu, Bankelele, Hash et moi-même (KenyanPoet) ont été invités à participer.Voici le billet que j'ai publié sur ce que représente les blogueurs dans le futur des médias africains.

Barcamp Nairobi 2008 ( photo courtesy of White African)Barcamp Nairobi 2008 ( photo reproduite avec l'autorisation de White African)

Le Barcamp Nairobi 2010 est aussi en préparation, les dates seront soit le 26 mars ou les 12 et 13 juin et un vote en décidera). Comme ce rendez-vous n'a pas eu lieu l'an dernier, on parle de faire de ce barcamp un véritable camp de deux jours pleins en dehors de Nairobi. Certaines des applications et thèmes de recherche dont les participants vont débattre :  utilisation d'un téléphone GPS pour éviter les embouteillages, applications de l'informatique dématérialisée [en français] au Kenya, hardware hacking (ajout de nouvelles fonctionnalités à des objets), entre autres sujets.

Enfin, Maker Faire Africa se déroulera au Kenya le 6 et 7 août cette année. Cet événement est une  célébration de l'ingénuité, de la créativité et de l'innovation africaine. Il a d'abord eu lieu Accra, au Ghana, sur une idée de Emeka Okafor du blog Timbuktu Chronicles.

Un tel nombre de rencontres liées à la technologie en seulement trois mois témoigne du bond en avant des nouvelles technologies non seulement au Kenya mais dans de nombreux autres pays en Afrique. Nous pouvons seulement conseiller de garder un œil sur ce cyber-espace.

Source

Christina Ricci bourrée

Christina Ricci aura profité de son voyage à Paris !Invité à la fête du créateur de mode français Jean-Charles de Castelbajac, elle en a profité pour se mettre minable avec sa copine Lindsay Lohan ! 
Source Da People

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Le futur des NTIC pour le développement : Maintenant, c’est bientôt ?

Billet publié par John Liebhardt · Traduit par Ivan Logvenoff · Voir le billet en anglais

Nos deux précédents billets [en français] s’intéressaient surtout à quoi pourraient ressembler les TIC au service du développement dans le futur. Ce billet donne le ton de la situation actuelle. Nous aborderons quelques problèmes récurrents en matière de technologies de communication et de l'information avant de présenter quelques projets TIC.

Ces projets n’ont pas été choisis selon une quelconque méthode scientifique, pas plus qu’il ne font consensus sur l’état possible des TIC dans les prochaines années. Ce sont juste des projets qui ont attiré l'attention de l'auteur de ce billet. Parce qu'ils tirent profit de la technologie dans les zones rurales, commençons par envisager la manière dont les points d’accès Internet publics pourraient se développer dans les prochaines années

Broadband? par wseltzer sur Flickr.

Broadband? par wseltzer sur Flickr.

Dans son blog ICTlogy, Ismael Peña-López se demande [en anglais] si les points d’accès publics à Internet, comme les télécentres et les cybercafés évolueront  en e-centres de seconde génération, “où les communautés se rassembleront et bénéficieront de nombreuses ressources partagées, comme PC et accès Internet, entres autres? Ou bien disparaitront-ils purement et simplement ? »

Il poursuit:

Alors que les bibliothèques ont fourni plus que des livres, mais aussi des endroits pour apprendre à lire et où trouver des âmes soeurs, je suppose que les points d’accès public à Internet disparaîtront en tant que tels, et qu’ils seront soit intégrés à d’autres structures existantes (les bibliothèques elles-mêmes, ou les centres civiques pour n’en nommer que quelques uns), ou bien les télécentres et les cybercafés évolueront vers le stade suivant, où les facteurs pédagogique ou communautaire prendront plus d’importance. Nous voyons de fait plein d’exemples de ce phénomène, et ce n’est qu’une question de temps avant que les priorités et les perspectives ne soient mis sens dessus dessous : au lieu d’aller accéder à Internet, et d’y rencontrer des gens, les gens iront dans ces lieux, rencontreront des gens et utiliseront Internet comme une manière améliorée de socialiser. A son tour, ceci devrait être accompagné par la fin de cette fausse dichotomie entre le citoyen et l'internaute, comme si le web avait une vie et une citoyenneté qui lui seraient propres. Mais l’avenir nous le dira.

Shilpa Sayura

Shilpa Sayura, qui veut dire “mer de savoir”, est un système digital interactif d’auto-apprentissage basé au Sri Lanka. Le cursus Shilpa Sayura a débuté avec huit matières équivalentes au cursus éducatif national  pour que les étudiants des zones éloignées et rurales puissent préparer les examens nationaux en cingalais, la langue locale prédominante. Le projet a ajouté trois autres matières, y compris des cours en tamoul et en anglais.

Le logiciel open source de Shilpa Sayura a été offert à des instituts éducatifs à but non lucratif ainsi qu’aux Nansalas ruraux, une chaîne de télécentres développés par l'administration.  Ces télécentres au Sri Lanka remplissent plusieurs rôles [en anglais, comme tous les blogs cités] : ils fournissent une connection à Internet, mais offrent également le fax, ainsi que des services de photocopie et d’impression. Il  gagnent de l’argent grâce aux appels téléphoniques, aux VOIP, et fournissent un service de paiement de factures. Ce sont également des endroits, espère le gouvernement, où d’autres projets TIC fleuriront.

Harsha Liyanage, originaire du Sri Lanka, publie sur son blog Sustainability First: In search of sustainable telecentres. Il relève quelques problèmes que Shilpa Sayura tente de surmonter.

L’absence de professeurs compétents et d’infrastructures adaptées handicape les étudiants ruraux chez 80% de la population du Sri Lanka. Mais près de 500 télécentres des périphéries rurales ouvrent de nouvelles opportunités. Shilpa Sayura permet aux étudiants d’interagir avec les TIC et d’étudier grâce à la technologie numérique 8 matières dans les télécentres et de développer leur savoir pour préparer les examens nationaux.

En Mars 2008, Liyanage a expliqué que le Shilpa Sayura souffrait de difficultés croissantes.

Fier de la réussite d’un projet pilote réellement convaincant, le projet se débat pour augmenter d’échelle.  Chaque opérateur de télécentre dans chacun des plus de 500 télécentres du Sri Lanka a besoin d’avoir Shilpa Sayura installé dans son télécentre. Mais le blog e-Fusion reconnaît que ce n’est pas faisable dans l’état actuel des choses.
• Des améliorations technologiques sont nécessaires pour assurer un fonctionnement souple  et sans problèmes
• Une formation aux compétences techniques est également nécessaire.
• La capacité des centres d’assistance à recevoir les  requêtes qui augmentent en flèche doit être améliorée
Tous ces besoins signifient un investissement de capitaux. Ils admettent qu’il n’est pas raisonnable d’imposer au gouvernement de les soutenir encore plus. Par conséquent le CSR courtise la bonne volonté de ses partenaires privés. En attendant, ils tracent les plans d’un business model approprié.

Le blog Technology and Cultural Festival in Kandiyapitawew [en anglais] du Sri Lanka, explique les bienfaits pédagogiques du projet :

Nous croyons que Shilpa Sayura pourrait contribuer à résoudre le problème du manque de professeurs, spécialement dans les zones rurales éloignées qui demeurent l’échec du système éducatif de notre pays.

Le coffret d’apprentissage virtuel ‘Shilpa Sayura’ couvre 8 matières, de la sixième (grade 6) au brevet (O-level). Les moyens interactifs simples d’auto-apprentissage de Shilpa Saruya s’adressent aux étudiants des communautés éloignées sans accès aux ressources éducatives urbaines. Toujours au stade pilote, Shilpa Saruya est désormais en fonctionnement dans 20 ‘Nenasalas’, ou télécentres localisés dans des villages reculés et promeut le concept d’auto-apprentissage parmi les étudiants de ces communautés éloignées. La prochaine étape sera la transformation de Shilpa Saruya en un projet national pour renforcer l’éducation rurale et jeter un pont sur le fossé entre les étudiants ruraux et urbains.

M-Pesa

Le projet suivant se déroule au Kenya, où le blog Global Warming soutient que le téléphone portable est en train de révolutionner la société.

Il y a actuellement plus de 17 millions d’abonnés [au téléphone portable] et le fait qu’il facilite actuellement les transfert d’argent suffit à tout expliquer. Il y a deux choses qui font tout marcher : l’une est la communication, la seconde est la facilité de transférer du liquide. Après cela, vous pouvez être sûrs de pouvoir faire des affaires partout.

M-Pesa a commencé en 2007, comme un moyen de réaliser des transactions bancaires simples grâce au téléphone portable. Les entreprises de télécom à l’origine du projet ne facturaient pas de frais d’inscription, pas plus qu’elles n’exigeaient des clients d’avoir un compte bancaire, souvent un grand obstacle au Kenya car peu de gens font affaires avec les banques traditionnelles. Une fois enregistrés, les clients peuvent utiliser l’application M-PESA pour payer les factures, acheter plus de crédit téléphonique, transférer de l’argent au Kenya grâce à leurs téléphones activés. M-PESA permet maintenant aux clients de réserver des billets d’avion. Safaricom, la compagnie responsable d’M-PESA amorce un projet pilote pour permettre à ses clients de payer leur facture d’eau.

Agent M-Pesa à Bunda par emilsjoblom sur Flickr

Agent M-Pesa à Bunda par emilsjoblom sur Flickr

En juillet 2009, M-PESA comptait plus de 7 millions d’abonnés qui recevaient ou envoyaient de l’argent à travers un réseau de plus de 1400 agents bancaires, ce qui en faisait la plus grande banque du pays. Ces clients transfèrent plus de 2,5 millions de dollars chaque mois.

Il y a à peine quelques semaines, M-PESA s’est internationalisé, s’installant au Royaume-Uni, en autorisant ses clients à envoyer de l’argent à des numéros de téléphone au Kenya grâce à une interface web. Les coûts de transaction sont aussi faibles que 8$ pour envoyer 150£. Une étude datée de 2005 a montré que les entreprises traditionnelles de virement d’argent facturaient des frais de 2,5% à 40% pour  n’importe quel transfert de moins de 100£.

David Zarraga, du blog Mobil Behavior fait un bon résumé de la manière dont fonctionne M-PESA.

Les clients enregistrés peuvent déposer des devises fortes chez n’importe quel agent M-PESA, en échange d’argent virtuel, qui est téléchargé sur le compte M-PESA du client. Pour 0,38$, le client peut alors transférer cet argent sur le compte d’un autre client inscrit via sms. Une fois que le destinataire reçoit l'e-mail de confirmation, la devise forte peut alors être retirée chez l’agent M-PESA le plus proche, clôturant ainsi le processus de transfert d’argent.

Comment le système M-PESA peut profiter au Kenyan moyen ? Olga Morawczynski, une candidate à l’école doctorale de l’université d’Edimbourg, qui a pris la parole au congrès mondial GSM à Barcelone en février dernier, a fait partager l’histoire de Martin, un cordonnier de Kibera, un quartier informel en dehors de Nairobi. Martin gagne environ 20$/jour, grâce à son commerce, et envoie un quart de son salaire à sa femme et à sa mère qui vivent dans l’Ouest du Kenya, à plus de 150 km. M-PESA fait gagner du temps à Martin, lui permettant de travailler à son commerce au lieu de devoir voyager loin de l’endroit où il travaille pour trouver une banque. Le service lui permet également de réaliser des transferts fréquents(5 fois/mois), lui permettant d’envoyer les revenus d’une semaine quand sa famille en a le plus besoin.

Le blog Bankelele: Nairobi Banker liste les avantages et inconvénients de réaliser des transactions avec M-PESA.

Avantages à l’utilisation d’M-PESA
- des transactions 24h/24. Plus de portée et d’accès que n’importe quelle banque ou réseau de distributeurs automatiques
- les transferts d’argent grâce au téléphone mobile avec cet opérateur ont tendance a être moins cher que les services bancaires via téléphone fourni par les banques
- Economies de coûts de transport et de transaction bancaire
- Possibilités de payer un grand nombre de factures à un bas prix

Difficultés posées par M-PESA
- manque de fond de roulement chez les agents pour pallier aux temps d’arrêt occasionnels du système M-PESA Lack
- Pas d’historique de crédit, et les avis chers et maladroits de Safaricom ne sont pas encore utiles
- Nécessite une grande discipline pour constituer une épargne
- Les fonds ne sont pas assurés, et sujets au crime. Et résoudre un vol de portable au Kenya n’est pas une expérience plaisante.

eChoupal
Indian Tobacco Company, un des plus grands exportateurs indiens a créé eChoupal, une série de centres d’information ruraux où les agriculteurs peuvent communiquer directement avec d'autres agriculteurs, différents marchés ainsi que des experts grâce à internet. Ces kiosques internet de village ont été avant tout installés pour que les agriculteurs puissent apprendre, dans les dialectes locaux, les plus récentes informations concernant les prix nationaux et internationaux du soja, du blé, du tabac, et des crevettes. Mais la plateforme s’est métamorphosée en apportant d’autres informations importantes comme les conditions météo et les dernières pratiques scientifiques. En 2006, eChoupas comptait 3,5 millions d’agriculteurs qui utilisaient 5200 kiosques internet dans plus de 30 000 villages.

Harvesting Wheat #1 par Meanest Indian sur Flickr

La récolte du blé N°1 par Meanest Indian sur Flickr

Les paysans payent à un coordinateur local une faible somme pour pouvoir utiliser le kiosque, qui peut également être utilisé pour commander les graines, les fertilisants, et d’autres produits.

Le blog NeoProducts Kiosks, du Royaume Uni, fait valoir qu’une part du succès d’eChoupal vient du fait qu’il laisse de côté les acheteurs traditionnels.

e-Choupal a été créé par ITC Limited pour permettre aux paysans en Inde d’acheter et de vendre des produits agricoles comme les graines de soja, le blé et le café. Il le fait en leur permettant de négocier directement la vente de leurs produits via un réseau de PC et de kiosques dans 6500 centres répartis sur 100 districts de 10 états. Auparavant les agriculteurs devaient utiliser de nombreux intermédiaires parfois corrompus.

Quelle idée géniale et quelle utilisation formidablee des kiosques! Permettre un accès public partagé à la technologie interactive est l’essence même des kiosques. Et ce n’est que le début.

Chirag Jethmalani est un étudiant en gestion de Bombay qui blogue à propos des entreprises indiennes sur Squamble. Il fournit ici sa position sur eChoupal.

e Choupal a été conçu pour résoudre les défis posés par les aspects uniques de l’agriculture indienne, caractérisée par des exploitations fragmentées, une infrastructure faible et l’intervention de nombreux intermédiaires…

Traditionnellement ces services étaient fournis par les “mandis” (principaux centres de commercialisation agricole dans les zones rurales d’Inde) , où c'étaient les intermédiaires qui tiraient le plus de profit. Ces intermédiaires utilisaient des méthodes non scientifiques et parfois complètement illégales pour juger de la qualité d’un produit afin d'en fixer le prix. La différence de prix entre la bonne qualité et la qualité inférieure était moindre, et il n’y avait aucun encouragement pour que les fermiers investissent et produisent des produits de bonne qualité. Avec eChoupal, les agriculteurs ont le choix et la force exploitante des intermédiaires est neutralisée.

Une plateforme TIC qui facilite le flux d’information et de connaissance, et soutient les transactions en ligne
* transmet l’Information (météo, prix, infos)
* transmet la Connaissance (gestion des exploitations, gestion des risques)
* facilite les ventes des productions de la ferme (dont la qualité est contrôlée) et
* offre le choix d’un canal alternatif pour la commercialisation de la production (pratique, coûts de transaction moindres) au fermier sur le pas de sa porte
* est un réseau entrelacé de partenariats (TIC + services météorologiques + Universités + Vendeurs d’intrants + les Sanyojaks, les courtiers d’autrefois) introduisant les meilleures pratiques en information, connaissance et production.

Ce n’est pas parce qu’eChoupal a une bonne plateforme et un bon buisness model qu’il  va être une garantie de succès en Inde. Pour réussir, les gens doivent comprendre les marchés ruraux.

Les marchés ruraux sont des réseaux à la fois économiques et sociaux, avec un lien fort entre le fonctionnement social et les transactions économiques. Comprendre le fonctionnement est vital avant de conceptualiser les systèmes. Impliquer la population locale autant que possible a permis de rendre l’acceptation du réseau plus probable.

Source

Des outils en ligne pour surveiller le changement climatique

Billet publié par Lester Bolicenni · Traduit par Audrey Lambert · Voir le billet en anglais

En attendant la conférence sur le changement climatique de Copenhague (COP15) en décembre 2009, voici un échantillon des outils disponibles en ligne pour surveiller le changement climatique. Grâce à ces outils, des gens ordinaires peuvent en savoir davantage sur les effets de ce changement et inciter ceux qui prennent des décisions à trouver des solutions.

Sur le terrain

 L’observation des impacts du changement climatique commence généralement sur le terrain. Le photographe James Balog s’est rendu en Alaska, aux Etats-Unis, pour rntrgistrer l’accélération de la fonte de la calotte glaciaire. On peut voir les résultats saisissants de ses prises de vue sur la vidéo qui suit [en anglais, comme les liens suivants]:

Si vous ne disposez pas d’appareils photos coûteux et de temps libre pour vous rendre en Alaska, vous pouvez lire les expériences que vivent ceux qui sont en première ligne.

Le projet On the Frontline of the Climate Change (En première ligne du changement climatique) répertorie des anecdotes sur les impacts du changement climatique, vécues par les gens eux-mêmes, au sein de communautés indigènes, sur de petites îles et dans d’autres communautés vulnérables. Le forum comporte de nombreuses contributions récentes par courriels provenant principalement d’Asie du Sud et d’Afrique. George Katunguka, l’un de ce ceux qui contribuent au site et travaille comme consultant pour le développement de l’Afrique, écrit depuis l’Ouganda :

L’impact du changement climatique n’a pas suscité beaucoup d’intérêt dans mon pays l’Ouganda mais ces changements et leurs effets se font douloureusement ressentir. En 2025, il est probable que l’Ouganda souffrira de stress hydrique selon les derniers rapports sur les ressources en eau. Les gens meurent de faim comme cela a été récemment le cas dans la région de Teso, dans l’est de l’Ouganda. Les écosystèmes de l’eau subissent des changements tels que le niveau du lac Victoria qui diminue, des saisons imprévisibles, des sols qui perdent en fertilité et la production agricole qui s’amenuise et donc une pauvreté croissante des ménages et ce qui s’ensuit. Que faisons-nous pour détourner cette catastrophe imminente ?

Du cosmos à Google Earth

L’observation sur le terrain peut être corroborée par l’observation depuis le ciel. L’espace est le poste d’observation depuis lequel on regarde et on analyse la terre toute entière. Il est difficile d’obtenir une place dans un vaisseau spatial mais heureusement, il est facile de trouver des images satellite en ligne.

Images satellite de la mer d’Aral, du Kazakhstan et de l’Ouzbékistan 1973/2004

Outre les agences spatiales et les sociétés offrant leurs services aux ONG, aux scientifiques et aux gens ordinaires, le programme pour l’environnement des Nations-Unies a créé un atlas en ligne qui répertorie les changements se produisant à divers endroits du globe depuis des décennies. Toutes les images satellite sont visibles sur le globe virtuel de Google Earth, comme l’indique leur blog officiel :

En collaboration avec le gouvernement danois et d’autres, nous lançons une série de films et de visites sur Google Earth pour vous permettre d’explorer les impacts potentiels du changement climatique sur notre planète et les solutions pour le gérer.

De nombreuses autres ressources se trouvent sur les blogs et les sites internet d’organisations internationales. Chers lecteurs, n’hésitez-pas à ajouter vos propres sources dans la section des commentaires.

La science au service des décisionnaires

L’observation est une question centrale pour les décisionnaires. Les gouvernements lancent des enquêtes destinées à comprendre le phénomène et à savoir comment en limiter les impacts.
La Commission européenne et l’Agence spatiale européenne ont mis en œuvre un programme spatial en 1998, le projet Global Monitoring Environmental Security (GMES, en français), pour avoir un aperçu des changements qui se produisent en temps réel grâce à des données diverses. Le projet doit rendre ses conclusions en 2014, avec en annexe, une partie portant sur la sécurité .
Les pays en voie de développement qui sont les plus directement touchés par le changement climatique ont pris des mesures similaires comme l’Inde qui a récemment envoyé des satellites pour étudier le changement climatique. De telles informations peuvent aider les pays à élaborer de nouvelles politiques environnementales et économiques.
En Afrique du Sud, un nouvel outil à visée économique a été créé précisément dans ce but. AllAfrica en rend compte :

L’outil Mapping South African Farming Sector Vulnerability to Climate Change and Variability (cartographie des secteurs agricoles d’Afrique du Sud vulnérables au changement et variations climatiques), un outil d’analyse basé sur une étude, a désormais été développé pour aider ceux qui élaborent les programmes à identifier les communautés les plus vulnérables au changement climatique et les aider à se préparer à des conditions d’exploitation radicalement différentes.

Source

Cambodge : Sina Vann, rescapée de l’esclavage sexuel, récompensée pour son action

Billet publié par Chhunny Chhean · Traduit par Stephanie Camus · Voir le billet en anglais

Sina Vann avait 13 ans quand elle quitta quelques temps le Vietnam pour le Cambodge, où elle pensait être venue pour les vacances. Au lieu de cela, elle fut vendue en tant qu'esclave sexuelle et passa les deux années suivantes dans une maison close. C'est Somaly Mam, activiste anti-esclavagiste et représentante d'une fondation qui porte son nom, qui la libéra en organisant une descente dans l'établissement où était retenue Sina Vann. Aujourd'hui, Vann est elle-même devenue activiste [tous les liens sont en anglais, sauf mention contraire] pour la Fondation Somaly Mam, portant secours aux rescapés de l'esclavage ainsi qu'à ceux et celles qui travaillent encore en maison de passe.

Sina Vann a reçu pour l'ensemble de son travail le prix Frederick Douglass qui “récompense l'immense courage de l'esprit humain et met en avant le fait que de nombreux survivants de l'esclavage moderne se décident à aider d'autres victimes à se libérer de leur condition.”

Vous en saurez plus sur l'histoire de Vann en regardant cette vidéo:

La lauréate du prix Frederick Douglass 2009 – Sina Vann de Libérez les esclaves sur Vimeo.

Les Nations Unies ont récemment prolongé d'un an  le mandat du Conseil des droits de l'homme [en français]  au Cambodge. Selon le Mirror, le Rapporteur spécial des Nations Unies a expliqué à la Commission des droits de l'Homme qu'il :

“…s'inquiète de la situation des droits de l'Homme au Cambodge. Selon son rapport, le respect de la loi au Cambodge est faible…Il fait aussi mention du cas de Mu Sochua, parlementaire du parti Sam Rainsy, le plus grand parti d'opposition du pays ; elle a en effet été injustement condamnée par un tribunal  – contrôlé par le parti gouvernemental du peuple cambodgien – pour une seule raison : elle avait osé protester contre les puissants au Cambodge”.

D'autres militants pressent le Rapporteur spécial de ne pas oublier les femmes et les enfants toujours victimes d'esclavage sexuel au Cambodge, en faisant remarquer que cela doit rester une priorité, même si d'autres atteintes aux droits fondamentaux, comme la liberté d'expression, existent.

Source

Bangladesh : En deuil d’un ami, le sénateur Ted Kennedy

Billet publié par Rezwan · Traduit par Claire Ulrich · Voir le billet en anglais

Ted Kennedy Official Photo from public domain via WikipediaTed Kennedy, photo officielle, domaine public, sur Wikipédia

Le sénateur Edward Moore “Ted” Kennedy (22 février 1932 – 25 août 2009) [en français] , le second membre le plus âgé du sénat des États-Unis, est mort d'un cancer mardi. Le légendaire homme politique est pleuré aux États-Unis et dans le monde entier pour son action auprès des personnes en détresse, que ce soit les réfugiés bengali [en anglais] durant la guerre de libération, les victimes des famines éthiopiennes, et pour avoir joué un grand rôle dans le processus de paix en Irlande du Nord. Le Premier ministre du Bengladesh, Sheikh Hasina, a appelé Ted  Kennedy “un ami véritable du Bangladesh et a rappelé son rôle dans la mobilisation de l'opinion publique mondiale pour le Bangladesh [en anglais]durant la guerre de libération en anglais]. Habib Siddiqui, un blogueur du Bangladesh qui vit aux Etats-Unis écrit [en anglais]:

Avec une profonde tristesse, je salue le départ de ce grand homme dont la contribution à la cause du Bangladesh ne doit jamais être oubliée par la postérité.

Qu'à fait le sénateur Kennedy pour le Bangladesh? Le blogueur l'explique.

Smith Barney a écrit sur Open Salon[en anglais], une plateforme de blogs doublée d'un réseau social en ligne :

Après l'invasion du Pakistan de l'est  (appelé aussi Bengale de l'est, et maintenant Bangladesh) par l'armée du Pakistan de l'ouest, au printemps 1971, 9 millions de réfugiés ont traversé la frontière de l'Inde. Le monde et les Etats-Unis (Nixon/Kissinger, englués au Vietnam, penchaient beaucoup pour le Pakistan de l'Ouest) y prêtèrent très peu attention. A l'exception d'un sénateur du Massachusetts, âgé de 39 ans, Edward M. Kennedy.

En plein milieu de la chaleur et de la mousson du mois d'aout, le sénateur Kennedy s'est rendu dans les camps de réfugiés à travers le Bengale de l'ouest (l'état frontalier de l'Inde) et a fait un rapport au sénat des états-Unis, un document extraordinaire et passionné sur les souffrances des réfugiés en Inde et ce qu'il a appelé “le règne de la terreur qui pèse sur le Bengale de l'est.”

Il concluait : “Le lourd soutien de l'Amérique à Islamabad (Pakistan de l'ouest) n'est rien d'autre que de la complicité dans la tragédie humaine et politique du Bengale de l'est.”

Kennedy n'a pas seulement été un témoin, il a provoqué la prise de conscience du monde et l'aide apportée aux réfugiés, pas forcément aux soldats indépendantistes du Bengale de l'est.

Unheard Voices, un blog du Bangladesh consacré aux droits de l'Homme publie le rapport du sénateur Edward Kennedy devant le sénat américain, qui relate les souffrances de ces réfugiés[en anglais].

Mehrab Shahriar publie quelques photos de réfugiés, y compris celle de la visite de Kennedy dans un camp en 1971.

H. A. Mahmud nous informe [en bengali]:

বাংলাদেশ স্বাধীন হওয়ার পর১৯৭২ সালে এডওয়ার্ড সদ্য স্বাধীন রাষ্ট্র বাংলাদেশে আসেন। এখানে তিনি একটি শোভাযাত্রায় অংশ নেন এবং ঢাকা বিশ্বদ্যিালয়ে ভাষণ দেন। এডওয়ার্ড কেনেডি’র স্মৃতিবিজড়িত ঐতিহাসিক বটগাছটি এখনও কালের সাক্ষী হয়ে দাঁড়িয়ে আছে ঢাকা বিশ্ববিদ্যালয় এলাকায়।

Après la libération du Bangladesh, Edward Kennedy y a fait une visite au début de l'année 1972. Il a participé à un défilé et fait un discours devant les étudiants de l'université de Dhaka. Le banyan planté par Kennedy a l'université de Dhaka est toujours là pour rappeler son rôle.

Shada Kalo se souvient de Kennedy avec gratitude [en anglais] :

Ted, vous étiez un ami du Bangladesh. Cela ne vous a rapporté aucun vote, personne ne vous aurait blâmé si vous n'aviez pas marché dans la boue des camps de réfugiés dans la chaleur torride d'août. Mais vous l'avez fait, parce qu'il fallait le faire. Et vous nous avez aidés, parce que c'était aussi une chose juste à faire.

Source

Italie-Japon : Une addition de 700 Euros pour un déjeuner à Rome

Billet en anglais publié par Scilla Alecci · Traduit par Abdoulaye Bah · Voir le billet en anglais

Il paraitrait que les touristes japonais à Rome ont diminué ces derniers temps. Outre la crise économique, le  mauvais service que les restaurants et hôtels  romains offrent aux touristes, et  la crainte de se voir délestés de leurs téléphones portables, ont poussé les Japonais à choisir des destinations plus sûres.

Il y a seulement quelques semaines est parue la nouvelle selon laquelle un couple de Japonais avait été victime d'une escroquerie dans un restaurant célèbre du centre de Rome qui leur avait présenté une addition de 700 Euros pour un simple déjeuner. Les Japonais ont commencé à se fatiguer de passer pour des proies riches faciles à plumer.

By Flickr user id: Norte_it [Dario J Laganà].

M. Moshimoshi, manager japonais de chambres d'hôtes à Rome ,qui avait accueilli le malheureux couple, explique ce qui est arrivé et intitule son billet (en japonais)  “Je ne peux en aucune manière tolérer ça”(絶対に許せない!!).

今日警察に行ってきました。というのも最近B&Bのお客様が被害にあわれて、その再確認に行ってまいりました。

その被害とは、簡単に説明すると二人でランチを食べたら700ユーロ、(約10万円)という法外な値段をぼったくられた、という被害です。

J'ai été à la police.
Des clients à moi ont été récemment victimes d'une escroquerie et j'y ai été pour me plaindre.
Pour expliquer avec des mots simples en quoi la fraude a consisté  : le couple a reçu une addition surfacturée et a été obligé de payer la somme de 700 Euros (100 000 yens) pour un déjeuner.

信じられます?700ユーロですよ!!
許せない!!という事で警察に行き調書をとりました。
しかもそのレストランはガイドブックにのっており、「日本語のメニューがあり、良心的な値段!!」なんて書いてあります。
確かにそのお客様は、メニューも見ずにおまかせで料理を持ってきてもらったそうです。
でもそれにしても700ユーロって・・・・
イタリア人みんなに言われました「どうして払ってしまったんだ?」と。でも想像してください、食べたのに払わずにレストランの外に出たりできますか?私自身は文句を言うにしても、最終的に払わずに外に出たりできないと思います。

Le réalisez-vous ? 700 Euros !!!
Je ne peux pas le tolérer! J'ai été donc à la police pour déposer plainte. Ce qui est encore pire, c'est que ce restaurant figure dans un guide avec le commentaire suivant : “Menu japonais disponible, prix corrects!”. C'est vrai que ces clients n'ont pas consulté le menu, ni demandé ce que le restaurant suggérait, mais 700 Euros…
Des Italiens m'ont dit:  “Pourquoi ont-ils payé?”
Mais essayez d'imaginer, pouvez-vous sortir d'un restaurant sans payer l'addition pour ce que vous avez mangé ? Et même si je m'étais plaint, moi, personnellement, je n'aurais pas pu partir sans payer.

私がそう言うとイタリア人は口をそろえて「だから日本人はぼられるんだ!!」
と言います。でもそんな事が許されていいのでしょうか?
「黙っているから、だましてもいい」なんて国があっていいのでしょうか?私は断じて戦います。そんな事が許されていいと全く思いません。今日私を呼び出し た警察も、「観光客のイタリアの思い出がそんなに醜いものになるのは一イタリア人として許せない!!彼らはイタリアの恥だ!!」とそのレストランを厳しく 罰する事を誓ってくれました。

Voici ce u'ils m'ont répondu : “C'est pour cela que les Japonais subissent des arnaques !!!”
Mais pouvez-vous tolérer ça ? Est-ce que c'est normal pour les gens dans ce pays de penser “Comme ils ne se plaignent pas, je peux les escroquer”? Je vais absolument combattre cette mentalité parce que je pense que c'est impossible de tolérer de telles choses. Le policier qui m'a appelé aujourd'hui a juré que le restaurant devra payer une amende très lourde. “Moi, comme Italien, je ne peux pas tolérer que ces touristes gardent un tel souvenir de l'Italie ! Ces gens sont la honte de l'Italie!!!”
Cependant, un blogueur japonais critique les Japonais qui pensent trouver à l'étranger la même qualité de service qu'ils tiennent pour acquise au Japon.

まあ、ありえる話かな、って感じ。
日本は今こんな不景気だから減って不思議でないし、日本人が言う「イタリアのサービスの悪さ」はなにも今に始まったことじゃないから。。。
ただ「サービス悪い」のは何もイタリアだけじゃないと思う。

Je ne suis pas surpris.
En cette période de récession, ce n'est pas étrange si le nombre de touristes japonais a diminué et ce que les Japonais attribuent “au mauvais service italien” n'a rien de nouveau ni de récent…
Cependant, “mauvais service” n'est pas seulement [un problème] en Italie.

[…]

それに、、、
海外行って、「日本のようなサービスを受けよう」と思ってるのが、根本的に間違ってると思うよ。
で、サービスの点で、日本と外国の認識の違い、ぜったいあるはず。
日本は「黙っていても何かしてもらえる」と思うのがサービス。
(いわゆる「お客様は神様です」的に・・・)
でも、あちらへ行ったら、、、
「自分で欲することを自分で要求」した上で「相手に仕事をしてもらう」のがサービス(の一つ)。
この他にも相違点たくさんあるのに、あちらのことを知らずに、、[…]
そんな認識で海外行かれちゃうのが、ウチらには恥ずかしいわいっ!

A part que … je pense qu'il est fondamentalement erroné de penser  “qu'en allant à l'étranger, nous devons avoir le même service qu'au Japon.”
A cet égard, c'est absolument évident qu'il y a des différences entre le Japon et les autres pays.
Au Japon on considère le service comme “avoir tout fait correctement sans dire un mot”. (Selon le dicton, “Le client est Dieu”…)
Mais à l'étranger (certains pensent que) le service est : “avoir quelque chose après l'avoir demandé”.
Mais bien qu'il y ait des points de différence, aller dans ces pays sans prendre ça en considération…
[…] Et ceux qui vont à l'étranger avec une vision [superficielle] sont une honte pour nous Japonais !Tromper les voyageurs étrangers n'a rien malheureusement de nouveau pour les Italiens. Particulièrement ceux qui viennent visiter des villes qui vivent partiellement du tourisme, comme Rome. Ce n'est pas pour cela que les Italiens ont moins honte de ce qui est considéré dans le monde comme la énième arnaque dans la ville du Colisée.
Un blogueur italien exprime sur L'isola dei riottosi (en italien) sa déception sur le sujet.

Ci stiamo rovinando con le nostre stesse mani. Come dico spesso, la meschinità sta diventando uno dei capisaldi del nostro popolo. Tanto che il turismo rischia di sentirne. E parecchio. In particolare, il numero di turisti giapponesi che si recano a Roma si è dimezzato rispetto al 1997. Motivi? Le strade dell'Urbe sono sporche, e specialmente c'è un ricchissimo business delle Truffe! […]E giustamente queste cose non passano inosservate, dato che ne parlano pubblicamente all'estero, in questo caso il Giappone, dove adesso Roma viene vista come una bellissima città d'arte ma anche come un “macchina succhia soldi”.

Nous sommes en train de nous ruiner avec nos propres mains. Comme j'ai l'habitude de le dire, la mesquinerie est en trian de devenir un des points de référence de notre peuple. Au point que le tourisme risque d'en pâtir. Et de beaucoup. En particulier, le nombre de touristes japonais qui vont à Rome a diminué de moitié depuis 1997. Pourquoi? Parce que les  rues de Rome sont sales et que la tricherie y est une activité florissante! […] Et des chose évidentes comme celles-ci ne peuvent pas être ignorées, comme on en parle à l'étranger. Au Japon, dans ce cas, Rome n'est pas vue seulement comme une belle ville d'art, mais aussi comme une “machine mange-sous”.
Un autre blogueur italien, id: dragor, explique comment le touriste est souvent considéré par certains commerçants romains.

PER GLI ITALIANI gli stranieri sono una massa d’imbecilli che aspettano soltanto di farsi fregare. Si considerano molto furbi e credono che tutti gli altri siano ingenui. La loro fantasia per tirare la botta è incredibile. […] Ma il massimo della fantasia si esercita nella fregatura individuale, che in molti casi si manifesta con il prezzo ad hoc. In un bar di Roma, mia moglie ha ordinato un caffè in francese. Le è stato fatturato 5 euro. Quando ho fatto notare nella lingua di Dante che era un furto, ho ricevuto questa risposta: “Dovevi dirlo subito che sei italiano. Quello è il prezzo per gli stranieri.”

POUR LES ITALIENS, les étrangers sont une masse d'idiots qui attendent d'être roulés. Ils se croient très malins et croient que les autres sont naifs. Leur imagination pour jouer des tours est incroyable. […] Mais la meilleure idée qu'ils puissent imaginer est l'arnaque individuelle, qui se manifeste souvent par des prix ad hoc. Dans un bar à Rome, ma femme a commandé un café en français. Ils lui ont présenté une adition de 5 Euros. Lorsque je leur ai fait remarquer, dans la langue de Dante, que c'était un vol,j ‘ai reçu comme réponse: “Tu devais me dire immédiatement que tu étais Italien. Celui-là, c'est le prix pour les étrangers.”

Source

Palestine : La vielle ville d’Hébron sous tension

Billet en anglais publié par Ayesha Saldanha · Traduit par Ahmed Kerroum · Voir le billet en anglais

En Cisjordanie, le blog Minnesoterblog [en anglais] met en ligne des photos depuis la ville d' Hébron et écrit : Le « mélange idéologique intransigeant des colons d ‘Hébron (dont la plupart sont d'origine américaine et française) qui vivent et commandent cette vieille ville lui donnent une atmosphère tendue.

Source

Kylie live in Paris !

KYLIE MINOGUE PRESENTE NON NOUVEL ALBUM XKYLIE_MI

Kylie Minogue    (DÉDICACE-ÉVÉNEMENT)

le dimanche 25 novembre — à minuit le Virgin Megastore Champs-Élysées a ouvert exceptionnellement ses portes à minuit pour accueillir Kylie Minogue en personne . A  l’occasion de la sortie de son nouvel album. La plus française des icônes pop a dédicacée en avant-première son nouvel album : X

Kylie Minogue publie, le 26 novembre 2007, X, son premier album studio en quatre ans, et le dixième de sa carrière.

Dedicace_Kylie_Minogue_162POUR VOIR LES VIDEOS DE KYLIE AU MEGASTORE CLIQUEZ SUR:

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BONNE SEMAINE, HUGO.

Source Alterhugo

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